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 Intrument financier ______________________________________________________________________

Titres ou contrats, dont certains sont négociables sur des bourses. Les entreprises peuvent lever des fonds afin de financer leurs investissements - elles peuvent emprunter, c’est à dire émettre des actions ou des obligations.

Directive Lamfalussy

Actif financier ou valeur mobilière de placement

Action

  • Système de règlement différé (SRD)
  • Vente à découvert (VAD)
  • Effet de levier
  • Droit préférentiel de souscription (DPS)
  • Ordre de bourse

Obligation

  • Billet de trésorerie
  • Titre de créance négociable ou billet à ordre
  • Certificat de dépôt
  • Bon du trésor à taux fixe (BTF)
  • Bon du Trésor à intérêt annuel (BTAN)
  • Obligation assimilable du Trésor (OAT)
  • OAT à taux fixe
  • OAT indexée (à taux variable)
  • OAT à Taux de l’échéance constante (OAT TEC)
  • OAT zéro coupon, de capitalisation ou démembrées
  • Obligation d'état étrangère

Fonds négociés en bourse

  • Tracker ou fonds indiciel coté

Produits dérivés financiers

Contrat forward ou transaction ferme de gré à gré

Contrat future ou transaction à terme organisé

Swap ou contrat d’échange financier

  • Swap de taux d’intérêt (ETI) ou swap standard
  • Swap d’actif ou asset swap
  • Swap de devises ou cross currency swap
  • Swap matière première ou EMP
  • Swap d’action ou equity swap
  • Swap de variance ou swap de volatilité
  • Swap d’inflation
  • Total return swap (TRS) ou dérivé de crédit sur transfert de rendement

Dérivé de crédit

  • Swap de risque de crédit ou crédit default swap (CDS)
  • Ttitrisation synthétique

Produits optionnels (Option financière)

  • Call
  • Put
  • Stock option
  • Option exotique

Produit structuré

  • Warrant
  • Certificat
  • Obligation convertible (convertible bond)
  • Bon de souscription

Titrisation

 

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Directive Lamfalussy

Démarche utilisée par l'UE pour concevoir les réglementations sous forme de directives du marché des instruments financiers (MIF). Ce processus porte le nom d'Alexandre Lamfalussy, qui présidait le comité consultatif qui le mis au point en mars 2001. Le processus est composée de 4 niveaux successifs dont :

  • l'élaboration de la législation,
  • l'élaboration des mesures d'exécution : un comité spécialisé conçoit, en collaboration avec les autorités de régulation des états membres (comme l‘AMF), les détails techniques liés à la mise en œuvre de la réglementation. Ceux-ci sont porté au vote des états membres, au travers de représentants du secteur de la finance,
  • la coopération des régulateurs : les autorités de régulation convertissent les textes européens dans leur droit, afin que les réglementations des états membres divergent le moins possible,
  • le contrôle du respect du droit : la commission européenne vérifie la conformité des réglementations nationales et prend les mesures nécessaires à l'encontre des états suspectés de contourner le règlement européen.

 

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Actif financier ou valeur mobilière de placement

Titre ou un contrat, généralement transmissible et négociable (par exemple sur un marché financier), qui est susceptible de produire à son détenteur des revenus et/ou un gain en capital, en contrepartie d'une certaine prise de risque.

 

Action (penny stock=prix d’une action inférieur à 1euro)

Titre de propriété délivré par une société de capitaux. Elle confère à son détenteur la propriété d'une partie du capital, avec les droits associés : intervenir dans la gestion de l'entreprise et en retirer un revenu appelé dividende en contrepartie du risque. Les actions créer le capital social de l’entreprise. Au-dessus d'un certain cours, la liquidité (facilité de vendre ou d’acheter) du titre s'affaiblit pour les petits porteurs, qui hésitent ainsi à acheter ou vendre. Des entreprises réalisent donc des split ou division de nominal, remplacement d'1 action ancienne par 2 nouvelles actions divisé de moitié. Les actions confèrent à leur propriétaire :

  • Des droits extra patrimoniaux : droit à l’information et droit de vote.
  • Des droits financiers : Droit aux dividendes, droit aux réserves, droit au boni de liquidation.
  • Des droits patrimoniaux : Les actions constituent un bien meuble dans le patrimoine de l’actionnaire. Par suite, le droit de gage général des créanciers leur permet de les saisir; l’actionnaire peut aussi les céder ou encore obtenir un crédit en les nantissant; elles peuvent aussi faire l'objet d'un prêt. (S'agissant de biens fongibles, le transfert de jouissance entraîne le transfert de propriété..)

En moyenne les entreprises du cac40 distribuent 40% de leurs bénéfices à leurs actionnaires sous forme de dividende. Pour toucher le dividende, il n’est pas utile de conserver ses actions pendant un an ou plus. Le dividende est versé à tous les investisseurs qui détiennent des titres la veille du jour du détachement. Une fois que les actionnaires ont voté en assemblée générale le montant du dividende, une date est arrêtée pour procéder « au détachement du coupon ». Le jour du détachement, le montant du dividende est déduit du cours de l’action. Il sera ensuite mis en paiement ultérieurement. Exemple, un actionnaire qui détient une action cotée 100 euros le 21 juin, et dont le dividende a été fixé à 5 euros, se retrouvera avec une action cotée 95 euros le 22 juin au matin (jour du détachement) plus un dividende de 5 euros. Son patrimoine vaut toujours 100 euros, mais 5 euros ont été détachés de l’action. C’est une sorte de remboursement progressif de son investissement. Pour toucher ces 5 euros, il suffit d’acheter les titres le 21 juin avant la clôture de la Bourse. Certaines actions offrent une rémunération prioritaire et souvent plus élevée que celle accordée aux actions ordinaires, avec toutefois, en contrepartie, l’absence de droit de vote : ce sont les actions à dividendes prioritaires (ADP). Pour acheter des actions, il faut fournir un certain nombre d'indications à votre intermédiaire financier. Quel que soit le mode de transmission de vos ordres, (téléphone, Internet, fax, guichet …) vous devez réunir les éléments suivants :

  • -Votre numéro de compte titre,
  • -Le nom de l’action,
  • -Le code ISIN ou mnémonique de l’action (ex : FP pour Total),il est composé de deux lettres indiquant le pays d'émission du titre (FR pour la France) et de dix chiffres propres à chaque titre.
  • -Le compartiment sur lequel l’action est cotée (Eurolist, Alternext…),
  • -La quantité d’actions que vous souhaitez acheter ou vendre,
  • -Le prix d’intervention (ou la nature de l’ordre),
  • -La durée de validité de l’ordre (jour, mois ou date précise),
  • -Le sens de l’opération (achat ou vente),
  • -Le paiement différé si vous utilisez le SRD.

 

 

Système de règlement différé (SRD)

Le Règlement Mensuel (RM), spécificité française, s'est éteint en 2000. Depuis, le mode de négociation et de règlement est identique sur tous les marchés, avec une généralisation du comptant. Paris étant le seul à utiliser ce mode de règlement, cette modification répond à une harmonisation des procédures des bourses européennes. Cependant, pour permettre aux actionnaires qui souhaitent différer le règlement de leur opération et ainsi bénéficier des joies de l'effet de levier, les intermédiaires financiers proposent un palliatif : le Service de règlement Différé. Le SRD concerne uniquement les principales sociétés françaises et étrangères négociées à Paris. Les autres seront obligatoirement négociées au comptant. Pour être éligibles au SRD, les valeurs doivent remplir un certain nombre de critères :

  • Les valeurs doivent appartenir à l'indice SBF120 ;
  • Leur capitalisation doit dépasser 1 milliard d'euros ;
  • Le volume quotidien de transactions doit excéder un million d'euros.

Dès qu'une valeur remplit les conditions requises, elle fait son entrée au SRD quatre semaines plus tard. Par contre, les éventuels retraits ne se font qu'une fois par an. Sur le SRD, comme son nom l'indique, le dénouement des opérations (paiement pour des achats ou encaissement pour des ventes) ne se fait qu'à la fin du mois boursier. En d'autres termes, vous pouvez acheter et vendre la même action durant le mois boursier sans avoir à débourser des liquidités. Vous encaisserez des liquidités si le prix de vente est supérieur au prix d'achat, et vous paierez si le prix d'achat est supérieur au prix de vente. Ce qui veut dire aussi, qu'entre la date d'achat et la date de vente vous avez bénéficié d'un crédit (car le jour de l'achat vous n'avez pas payé les titres). Si vous voulez réellement acheter les titres, vous ne les paierez qu'à la fin du mois. Malheureusement, ceci est vrai dans l'autre sens, vous ne serez payé qu'à la fin du mois si vous en vendez. Le coût de ce crédit est calculé par chaque intermédiaire financier (Broker, Banque ou Société de Bourse). Si vous souhaitez bénéficier du report de paiement, vous devez spécifier lors du passage de votre ordre : ordre avec SRD. Un autre gros avantage du SRD, c'est la notion de couverture qui permet d'acheter des titres pour une valeur supérieure au montant de ses liquidités avec une limite. Chaque actif financier que vous détenez, vous apporte une couverture plus en moins forte en fonction de sa nature.

Le mois boursier est différent du mois calendaire. Il commence 4 séances de bourse avant la fin du mois précédent pour se finir le jour de la cinquième séance de bourse avant la fin du mois. Le dernier jour du mois boursier est appelé jour de liquidation. Le jour de la liquidation, plusieurs cas peuvent se présenter à vous :

  • Cas1 : Vous avez acheté des titres, puis vous les avez vendus durant le mois boursier. Votre position est soldée, vous n'avez rien à faire.
  • Cas2 : Vous avez vendu des titres, puis vous les avez achetés durant le mois boursier. Votre position est soldée, vous n'avez rien à faire.
  • Cas3 : Vous avez acheté des titres, que vous n'avez pas vendu, deux solutions s'offrent à vous : Vous levez vos titres. C'est à dire, vous achetez ferme vos actions comme dans une opération au comptant. Ou, Vous reportez vos titres. C'est à dire, vous ne voulez ou ne pouvez acheter ferme vos titres. Cela arrive quand le montant de vos engagements est supérieur au montant de vos liquidités.
  • Cas4 : Vous avez fait une vente à découvert. Dans ce cas 2 solutions : Si vous ne donnez pas d'ordre à votre organisme financier le jour de la liquidation, celui-ci passera un ordre d'achat au comptant pour acheter les titres et pouvoir les livrer. Ou, si l'évolution du cours de vos titres n'a pas été celle que vous désiriez, vous pouvez reporter la livraison de vos titres.

Quand vous reportez votre engagement à terme jusqu'à la prochaine liquidation, l'opération se fait moyennant une commission supplémentaire auprès de votre broker et le taux d'intérêt du SRD continue à courir également. Du point de vue financier, que se passe-t-il si l'on reporte des titres ? Les comptes sont faits à la fin du mois boursier, mais en date de valeur sur votre compte à la fin du mois civil.

 

 

Vente à découvert (VAD)

La logique veut que vous achetiez des titres avec l'espoir que le cours va monter pour les revendre ensuite plus cher et engranger une plus value. Avec la vente à découvert, le mécanisme est inversé : vous pouvez vendre des titres que vous ne possédez pas avec l'espoir que les cours vont baisser pour les acheter plus tard moins cher, et ainsi vous serez crédité de la différence. Souvent assimilée à de la spéculation pure et taxée d'incivisme par rapport aux entreprises desquelles vous vendez à découvert les actions, elle peut toutefois se révéler un outil très efficace de gestion de portefeuille. Dans le mécanisme de vente à découvert, nous commençons par vendre une valeur que nous ne possédons pas pour la racheter plus tard. Le but du jeu est bien évidemment de vendre une valeur à un certain prix et de la racheter à un prix inférieur pour encaisser la différence. Le mécanisme est complètement opposé à celui d'un achat suivi d'une vente. Exemple : La valeur Carrefour est cotée 6 euros fin janvier 2011. Vous pensez que la conjoncture est mauvaise et que le titre va baisser. Dans ce cas, vous n'allez surtout pas en acheter mais vous allez faire une vente à découvert pour parier sur la baisse de cette action. En mai 2011, l'avenir vous a donné raison et l'action Carrefour est cotée 3,5€. Votre scénario s'est donc réalisé, la valeur a baissé. A ce moment, vous souhaitez prendre vos bénéfices et pour cela il vous suffit d'acheter Carrefour afin de solder votre position de vente à découvert. Dans cet exemple, vous avez encaissé : 6 euros - 3,5 euros = 2,5 euros par action. La vente à découvert (VAD) n'est pas plus risquée que la technique inverse. Vous faites juste un pari opposé en pariant sur une baisse au lieu de parier sur une hausse de l'action. Cela vous donne une nouvelle arme pour intervenir dans des marchés baissiers et ainsi maximiser le rendement de votre portefeuille. Il y a toutefois deux limitations pour la VAD :

  • seules les actions appartenant au SRD peuvent être vendues à découvert.
  • la VAD est interdite dans le cadre d'un PEA. Vous ne pouvez réaliser cela que sur un compte titre classique.

Pour le SRD, cela répond à un motif technique. Quand vous vendez à découvert une action, vous vendez une action que vous ne possédez pas. Vous devez donc trouver une contrepartie (le courtier en ligne) qui emprunte ces titres pour vous. Ces opérations ne peuvent donc se dérouler qu'à crédit, donc uniquement sur le SRD. Ce mécanisme de prêt de titres est toutefois complètement transparent pour vous. Il faut également savoir que certaines sociétés n'autorisent pas la VAD de leurs titres. C'est notamment le cas des actions de sociétés qui sont inscrites au nominatif. Parmi celles-ci, nous pouvons notamment citer Michelin, Gecina, Lagardère, Nestlé. Il est par conséquent, interdit de vendre à découvert ces titres.

 

 

Effet de levier

Technique destinée à multiplier les profits ou les pertes. Les techniques courantes de levier sont l'endettement, l'achat d'actifs à long terme, et les produits dérivés. L'effet de levier permet aux actionnaires et associés de l'entreprise de mesurer à quel point ils peuvent accepter l'endettement, c'est-à-dire la dégradation du ratio de solvabilité. Si la rentabilité économique est plus faible que le taux d'actualisation attendu par les actionnaires et les associés, c'est-à-dire si le levier est trop faible, l'entreprise assiste à un effet de massue. L'effet de levier permet, grâce à l'emprunt, d'acquérir des actifs avec un minimum de fonds propres, ce qui correspond à se constituer un capital grâce à l'endettement. En revanche, si le taux de crédit est supérieur au taux de rentabilité du projet, on parle d'effet de massue ou d'effet boomerang : la rentabilité des fonds propres s'effondre.

 

 

Droit préférentiel de souscription

Le DPS permet aux anciens actionnaires de souscrire prioritairement à une augmentation de capital lancée par une entreprise. Ils constituent un avantage pour les investisseurs déjà actionnaires par rapport aux nouveaux souscripteurs. Les DPS sont cotés en Bourse durant la période de souscription. les actionnaires obtiennent le droit de souscrire une nouvelle action pour en général , 5 anciennes actions qu'ils possèdent. 1 action ancienne donne droit à 1 droit. Généralement, le prix d’émission des nouvelles actions est inférieur au cours de Bourse des actions anciennes afin d’être attractif pour les anciens actionnaires. Cette différence de cours sert de base de calcul pour évaluer le prix du droit de souscription. Exemple : Une société émet des actions nouvelles à 10 euros alors que le cours de Bourse cote 11. La parité de souscription est de 5 DPS pour 1 action. L’actionnaire qui détient 500 titres souscrit donc 100 titres à 10 euros. Le prix moyen de ses actions est [(500 × 11) + (100 × 10)] ÷ 600 = 10,83 euros. Le prix du bon sera donc de 11 - 10,83 = 0,17 euros. Ce prix représente une compensation financière pour l’investisseur déjà actionnaire. Cela lui évite d’être lésé par rapport aux nouveaux actionnaires qui bénéficient de la décote des nouveaux titres. En revanche, pour souscrire à 100 actions nouvelles, le nouvel actionnaire devra acheter 500 droits au prix moyen de 10,83 euros. Les DPS sont eux-mêmes cotés en Bourse dès le lancement de l’augmentation de capital. Ils cotent durant la période de souscription pour permettre :

  •  à l’ancien actionnaire de vendre ses droits s’il ne souhaite pas souscrire à de nouvelles actions ;
  •  à l’ancien actionnaire (dans le cas où il lui manque des droits), comme aux nouveaux, d’acquérir un nombre de droits suffisant pour souscrire aux nouvelles actions.

Une société peut décider, en assemblée générale extraordinaire, de supprimer les DPS liés à l’augmentation de capital. Cette décision stratégique est destinée à favoriser l’entrée d’investisseurs importants au sein de l’actionnariat de l’entreprise.

 

 

Ordre de bourse

Grâce à l’informatique, l’exécution des ordres est quasi immédiate, on parle de temps réel. Le cours de l’action varie en continu de 9h00 à 17h30 sur Euronext Paris pour les valeurs les plus liquides et une ou deux fois par jour (fixing) pour les autres. Le système de cotation en continu permet de passer un ordre à tout moment et de le voir exécuté dès lors qu’une contrepartie suffisante est trouvée. En revanche, dans le cas des cotations au fixing, les ordres passés par les clients s’accumulent et ne sont confrontés qu’une ou deux fois par jour, à heures fixes : 10h30 et 16h00 (15h00 uniquement pour les valeurs du Marché Libre). Le cours d’ouverture est le résultat de la confrontation des premières offres et des premières demandes de titres qui se sont accumulées, durant la période de pré-ouverture, chez les intermédiaires financiers sans qu’aucune transaction n’intervienne, à la différence du cours de clôture qui résulte, lui, de la confrontation des dernières offres et des dernières demandes mais il faut nuancer, car même les titres cotés en continu font l'objet d'un "fixing d'ouverture" et d'un "fixing de clôture". Le carnet d'ordre répertorie les ordres d’achats et de vente, classés par niveau de prix. La meilleure offre d’achat vient s’inscrire en face de la meilleure offre de vente. Seul le prix compte. Il suffit de vendre une action au prix le plus bas pour se retrouver en tête de liste. Pour les valeurs cotées en continu, ce carnet évolue en temps réel à mesure que les ordres d’achat et de vente sont présentés sur le marché. Il existe différents types d’ordres possibles, plus ou moins prioritaires, et plus ou moins sécurisants.

Ordre classique ou simple

  • -Ordre à cours limité : C’est le plus simple et le plus sûr pour un néophyte. Il permet de se protéger contre les fluctuations de cours de dernière minute. L’ordre comporte un prix minimum à la vente et un prix maximum à l’achat.. Le problème est que l’investisseur n’est pas assuré d’être servi en totalité. Son ordre peut être fractionné si la quantité n’est pas suffisante en contrepartie.
  • -Ordre à la meilleure limite : C’est un ordre prioritaire qui n‘impose pas de limite de prix. Quand il arrive sur le marché il se transforme immédiatement en ordre à cours limité, au prix de la meilleure offre d’achat ou de vente. Cet ordre permet d’éviter de rater une opération du fait d’une variation du cours de l’action entre le moment où vous passez l’ordre et le moment où il est présenté sur le marché.
  • -Ordre au marché : Là aussi le prix d’achat ou de vente n’est pas fixé. L’ordre est prioritaire sur tous les autres ordres de Bourse. C’est la "formule 1" des ordres. Vous êtes sûr que toutes les actions demandées seront achetées, ou que toutes les actions offertes seront vendues. Mais, vous ne maîtrisez pas votre prix d’intervention. Autre inconvénient, cet ordre peut être exécuté en plusieurs fois à des prix différents. Dans des marchés agités, cet ordre peut se révéler très dangereux pour les débutants peu rôdés à la lecture du carnet d‘ordre.
  • -Ordre à seuil de déclenchement : Appelé aussi « ordre Stop ». Il permet de déclencher une intervention à partir d’un certain niveau de cours. Exemple : je vends mes 100 actions acquises à 50 euros si elles descendent à 45 euros. Je passe un ordre de vente stop à 45 euros.
  • -Ordre à plage de déclenchement : Il permet de fixer une fourchette d’intervention. Vous vendez alors vos actions entre 45 et 47 euros. Pas au-dessus, pas en dessous. En contrepartie, votre ordre ne sera pas forcément exécuté intégralement.

Ordre intelligent

Certains intermédiaires financiers permettent de passer des ordres combinant plusieurs ordres simples qui s'exécutent selon un scénario défini. Ces ordres sont appelés ordres complexes, ordres intelligents ou encore ordres multiples.

  • -Ordre suiveur : Le stop suiveur est un ordre à seuil de déclenchement avec un écart de pourcentage par rapport au cours. Le jour de passage de l’ordre Stop Suiveur, le seuil de référence se calcule par rapport au dernier cours connu. Par exemple, lors de la programmation de l’ordre, le cours est à 57 euros. Le seuil fixé s’adapte à ce dernier cours connu, soit 54,15 euros (57 - 5%). Ainsi, si le cours de la valeur atteint dans la journée 54,15 euros, l’ordre sera exécuté. Dès que le cours de référence se rapproche du seuil de déclenchement de votre ordre, le courtier transmet votre ordre sur le marché avec une validité journalière, sans que vous ayez à intervenir. Si l'ordre n'est pas exécuté et que le cours de clôture du jour est supérieur au cours de clôture de la veille, le seuil de l'ordre est relevé, tout en conservant l'intervalle de 5%. Si l'ordre n'est pas exécuté et que le cours de clôture du jour est inférieur au cours de clôture de la veille, le seuil de l'ordre est inchangé. Si le Stop Suiveur n'est pas réalisé avant la date de fin de validité, il tombera et la surveillance sera abandonnée.
  • -Ordre concours : Plusieurs ordres à cours limité enregistré en même temps. Le premier qui approche la condition d'exécution est transmis au marché sous la forme d'un ordre à cours limité à durée journalière. S'il est exécuté, les autres ordres sont annulés. S'il n'est pas exécuté, le concours reste valide jusqu'à la fin de la période d'activité. Exemple : Concours créé le 01/03/2012 valide jusqu'au 20/03/2012.
  • Ordre A : acheter 20 Alcatel à 17 € (montant 340 €)
  • Ordre B : acheter 3 Total Fina à 140 € (montant 420 €)
  • Ordre C : acheter 5 BNP Paribas à 87 € (montant 435 €)
Le disponible requis au maximum sera de 435 €. Le courtier surveillera l'évolution des 3 cours. Dès qu'un cours s'approche suffisamment de sa limite (seuil de transmission), votre ordre est transmis sur le marché avec une validité journalière sans que vous ayez à intervenir.
  • -Ordre duo : Le Duo vous permet de programmer deux ordres en même temps, la clôture d'une position gagnante (ordre à cours limité) et une protection (ordre à seuil de déclenchement) en cas de retournement de marché. Exemple, vous avez 20 Air Liquide dont le cours actuel est de 129 EUR. Duo créé le 01/10/2009 valide jusqu'au 20/10/2009 :
  • Ordre A: vendre "à cours limité" 20 Air Liquide à 135 EUR.
  • Ordre B: vendre "à seuil de déclenchement" 20 Air Liquide à 125 EUR.

Dès que le cours s'approche suffisamment de la limite (seuil de transmission) d'un des 2 ordres, votre ordre est transmis sur marché avec une validité jour sans que vous ayez à intervenir. L'autre ordre ne sera plus transmis sauf si le premier ordre n'est pas exécuté dans la journée. Dans ce cas, la surveillance reprendra à la séance de bourse suivante jusqu'à ce qu'un ordre et un seul soit exécuté. Dès qu'un ordre est exécuté, l'autre ordre sera alors abandonné et le Duo sera "réalisé". Si le Duo n'est pas réalisé avant sa date limite de validité, il sera "tombé" (la surveillance sera alors abandonnée).

  • -Ordre trio : Il permet de programmer en trois ordres un aller-retour gagnant (par deux ordres à cours limité) et une protection (ordre à seuil de déclenchement) pour limiter les pertes en cas de retournement de marché. Dès que l'ordre de prise de position est exécuté, le programme surveille les cours et en fonction de leur évolution il transmet l'ordre à cours limité (gain) ou l'ordre à seuil de déclenchement (protection). Seul sera exécuté le premier qui réunira les conditions nécessaires à son exécution. Exemple : Trio créé le 01/03/2012 valide jusqu’au 30/03/2012.
  • Ordre 1 : Ouverture de position : acheter à cours limite 20 Alcatel à 17 €
  • Ordre 2 : Fermeture de position gagnante: vendre à cours limite 20 Alcatel 20 €
  • Ordre 3 : Fermeture de position sécurisée : vendre à seuil de déclenchement 20 Alcatel à 15,50 €

Dès que celui-ci est exécuté (achat à cours limite des 20 Alcatel), le courtier va surveiller les cours de la valeur Alcatel pour transmettre vos instructions. Si la valeur Alcatel monte vers les 20 €, le courtier va transmettre l’ordre de vente à cours limite. Si la valeur Alcatel baisse vers les 15,50 €, le courtier va transmettre l’ordre de vente à seuil de déclenchement.

  • -Ordre séquence : Programmez une série d´ordres (à cours limité) à exécuter l'un après l’autre sur une ou plusieurs valeurs. Dès que le premier est exécuté, le deuxième ordre sera transmis sur le marché, et ainsi de suite jusqu'au dernier ordre programmé. Exemple 1
  • Ordre n°1 : acheter 20 Alcatel au cours limité de 17 €
  • Ordre n°2 : vendre 20 Alcatel au cours limité de 20 €

L'ordre de vente sera automatiquement transmis sur le marché dès que, et seulement si, l'ordre d'achat a été exécuté, et sans que vous ayez à intervenir). Exemple 2

  • Ordre n°1: vendre 20 Alcatel au cours limité de 20 €
  • Ordre n°2: acheter 40 Saint Gobain au cours limité de 9 €

L'ordre d'achat sera automatiquement transmis sur le marché dès que, et seulement si, l'ordre de vente a été exécuté, après contrôle automatique de la couverture, et sans que vous ayez à intervenir). Si la séquence n'est pas réalisée avant sa date de validité, elle sera "tombée" (la surveillance sera alors abandonnée).

 

 

 

Obligation (titre de créance)

C’est une dette. Quand un investisseur achète une obligation, il prête en réalité une somme d'argent à l'émetteur qui contracte une dette. Par conséquent, l'émetteur (ou vendeur de l'obligation) est emprunteur et l'investisseur est prêteur. L'emprunteur verse à l'acheteur des intérêts pendant la durée du prêt. Ensuite, à l'échéance fixée, l'emprunteur rembourse le prêt (appelé principal). Les intérêts s'appellent coupon. Une obligation peut être émise sans date d’échéance (obligation perpétuelle). Les obligations rapportent donc un revenu régulier au prêteur. A la différence des actions, l‘obligation garantit la rentabilité. On réserve l'appellation d'obligation aux titres de durée supérieure à 7 ans. Pour les durées inférieures, les termes "bon" (du Trésor…) ou "billet" (de trésorerie…) sont préférés. Plus l’échéance est de courte durée et plus le titre est attractif. Elle peut être émise à taux fixe ou variable :

  • un État dans sa propre devise - on parle d'emprunt d'État ;
  • un État dans une autre devise que la sienne - on parle alors d'obligation souveraine ;
  • une entreprise, organisme public, une collectivité - on parle d'obligation du secteur public ;
  • une entreprise privée ou tout autre personne morale, dont les Fonds communs de créances, et on parle alors d'obligation corporate.

 

 

Billet de trésorerie

Titre de créance d'une durée d’1 jour à 1an, d’un montant minimal de 152 000 euros. Les entreprises qui sont en phase de besoin de trésorerie, vont émettre des BT qui vont être achetés par d’autres entreprises ayant des facilités de trésorerie. Pour émettre, les entreprises doivent satisfaire à des conditions de notation financière établie par des agences. La France est au 3ème rang sur le marché des BT, au 1er rang dans l'UE. La croissance des BT a coïncidé avec le passage à l’euro et la vague des fusions-acquisitions qui ont créé des besoins de financement importants. Le BT peut être émis à taux fixe ou indexé sur une référence variable (EONIA). Lorsqu'il est émis à taux fixe les intérêts peuvent être payés à la fin (postcomptés) ou payés d'avance (IPA). Les taux d'emprunts sont bon marché pour les entreprises (moins élevés que pour les crédits). Ils sont supérieurs de quelques points de base (1bp=0.01%) au swap Eonia. L'écart avec le swap (spread d'émission) dépend de plusieurs facteurs :

  • La qualité de crédit de l'émetteur (le spread augmente avec le risque)
  • La durée d'émission (le spread augmente avec la durée)
  • La plus ou moins grande liquidité du marché (le spread augmente quand la liquidité diminue)
  • L'encours émis par l'émetteur (plus un émetteur fait appel au marché plus il risque de payer cher).

Le BT a été introduit à la Bourse de Paris en 1985. Le plus gros des achats (70%) est aujourd'hui réalisé par les fonds monétaires (Sicav, FCP) ainsi que par les sociétés d'assurances. C'est d'ailleurs ce gisement d'investisseurs (50% des fonds monétaires européens sont gérés en France) qui a contribué au succès de ce marché. Les banques jouent le rôle d'agent placeur (dealers) mais ont par rapport aux courtiers l'avantage de pouvoir faire de la "prise ferme", c’est-à-dire d'acheter les BT sans avoir d'investisseur déclaré au moment de la négociation. Elles peuvent alors garder une partie des BT achetés en cas de non revente, on dit alors qu'elles "portent" le papier dans leurs "books" et sont donc en risque de crédit. Toutes les grandes banques ont un book de BT. La taille de celui-ci peut atteindre des milliards d'euros.

 

 

Titre de créance négociable ou billet à ordre

Bon ou obligation. La convention qui régit les relations entre l'État et la Banque de France est en conformité avec les règles du traité de Maastricht qui interdit aux banques centrales des États membres d'acquérir la dette des administrations publiques et de leur accorder des découverts ou tout type de crédit. Le programme d'émission doit faire l'objet d'un accord préalable de la Banque de France. Cela permet d'assurer la transparence des émissions et contribue à la confiance des investisseurs. Développé par la Banque de France, intervenant comme prestataire de services pour le compte du Trésor et des établissements soumissionnaires, le système informatique Telsat (télétransmission des adjudications de valeurs du Trésor), grâce à sa rapidité, sa souplesse et son ergonomie, se révèle très efficient.

 

 

Certificat de dépôt

Titres émis par les établissements de crédit et la caisse des dépôts. Ils ont une durée de vie à l'émission comprise entre 1 jour et 1 an (souvent, des échéances inférieures à 3 mois). Entre 1 an et 7 ans, le placement prend le nom de Bon à Moyen Terme Négociable (BMTN). Émis en euro ou dans une autre devise, le certificat de dépôt est rémunéré au taux du marché monétaire diminué de la marge de la banque. La valeur minimale est de 150 000 euros.

 

 

Bon du trésor à taux fixe (BTF)

Titres à court terme émis par le Trésor, d'une durée inférieure ou égale à 1 an. C’est le 3ème support de la dette négociable de l’état français derrière les OAT et les BTAN. Ils ont été créés en 1985. les BTF sont adjugés tous les lundis, à 15h. Il se traite en taux in fine calculé sur une base annuelle de 360 jours.

 

 

Bon du Trésor à intérêt annuel (BTAN)

Titres à moyen terme émis par le Trésor, d'une durée de 2 à 5 ans à l'émission. Les BTAN sont adjugés le troisième jeudi de chaque mois, à 11h.

 

 

Obligation assimilable du Trésor (OAT)

Principal support de dette de létat. Émission dobligation à très long termes seulement 2 fois/an. Devant la demande croissante en produits d'épargne-retraite que génère le vieillissement de la population, le Trésor a émis sur des durées de plus en plus longues : 15 ans en 1985, 25 ans en 1987, 30 ans en 1989, plus long emprunt d'État européen à l'époque, 50 ans en 2005, l'OAT 4% d'échéance 25 avril 2055, de loin le plus long emprunt d'État du monde. Le marché des OAT est aujourd’hui l’un des marchés les plus liquides et les plus recherchés par les investisseurs institutionnels. L’échéance des OAT, ainsi que le paiement du coupon, sont fixés au 25 du mois. Les adjudications d’OAT ont lieu le 1er jeudi du mois à 11h d’un montant minimal d’1 million d’euros. Les OAT ont une coupure nominale de 1 euro. Les SVT s’engagent à offrir la liquidité de la dette de l’Etat. A cet effet, ils cotent les titres au profit de leurs clients, comme sur le marché interbancaire et publient leurs prix sur écran, de manière à garantir la transparence de ce marché. Les OAT négociées de gré à gré sont réglées/livrées notamment dans RGV.

 

 

OAT à taux fixe

Les dates d’échéance ainsi que le paiement du coupon, sont le 25 avril ou le 25 octobre. Elles sont émises par l’AFT pour des durées allant jusqu’à 50ans ; leur valeur nominale est de 1 euro. Elles sont remboursées en 1 seule fois à l’échéance. Les OAT donnent droit à un versement d’intérêt (coupon) 1 fois/an, durant toute la durée de vie du titre, jusqu’à son remboursement ; le dernier versement d’intérêt intervient à la date de remboursement. Ce coupon annuel ne varie jamais, quelle que soit la situation des marchés et sur toute la durée de vie de l’OAT : c’est la caractéristique d’un titre à taux fixe.

 

 

OAT indexée (à taux variable)

Le détenteur reçoit une partie fixe prédéterminée par le pourcentage du taux appliqué au principal, et une partie variable qui est l’indexation sur l’inflation. La France est le 1er pays de la zone euro à en avoir émis. Elles permettent également de diversifier un portefeuille car leur prix sur le marché est en moyenne moins sensible aux mouvements de taux d’intérêt que celui des OAT nominales. L’indexation du principal est basée sur une référence quotidienne calculée en fonction d’un indice, à savoir :

  • • l’indice français des prix à la consommation (hors tabac) pour les OATi,
  • • l’indice harmonisé des prix de la zone euro* (hors tabac) pour les OAT€i.

La formule générale est : coupon OATi = 3% x nominal x coefficient d’indexation.

 

 

OAT à Taux de l’échéance constante (OAT TEC)

La plupart des OAT sont à taux fixe. Il existe également des OAT à taux variable. L’État a émis, pour la première fois en 1996, une OAT à taux variable indexée sur un nouvel indice des rendements à long terme des emprunts d’État, le Taux de l’Échéance Constante à 10 ans (TEC 10). Les caractéristiques de l’indice TEC 10, et celle de l’OAT TEC 10, permettent d’améliorer la lisibilité et assurent ainsi d’emblée une bonne liquidité au titre. TEC 10 représente le taux de rendement actuariel d’une OAT d’échéance égale à 10 ans. Le calcul se fait comme pour une obligation classique. L’encours des OAT TEC était de 21,74 milliards d’euros en 2002. L’indice quotidien CNO-TEC 10 est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor dont la durée de vie serait à chaque instant égale à 10 années. Le Comité de Normalisation Obligataire (CNO) propose ce nouvel indice. Le droit d'utilisation du TEC est régi par un contrat de licence pour les émissions obligataires. Le TEC représente une étape importante pour le marché obligataire. Le TEC résulte de l’adoption de normes déjà connues sur les marchés anglo-saxons sous la forme des « CONSTANT MATURITY TREASURY » et des « CONSTANT MATURITY SWAP ». Un TECn est le taux de rendement actuariel d'une valeur du Trésor dont la maturité serait, en permanence, égale à n. Le TECn est publié tous les jours ouvrés, les informations nécessaires à son calcul étant fournies par les SVT sur la base de leurs cotations à 10h. Le CNO a déjà édité les notes techniques relatives au TEC2, TEC5, TEC7, TEC10 et TEC20. A l'heure actuelle, seul le TEC10 est publié et utilisé. Tous les jours ouvrés, les établissements SVT et CVT transmettent au CNO les prix de milieu de fourchette des deux OAT de référence qui encadrent au plus près la maturité 10 ans. Chaque indice CNO-TEC est calculé à partir des prix de MTS France et des marchés EuroMTS relevés à 11h. Chaque jour aux environs de 15h, l’AFT publie la valeur du TEC 10 du jour sur son site internet. Le TEC10 quotidien est également disponible sur la page reuters CNOTEC.

 

 

OAT zéro coupon, de capitalisation ou démembrées

Produit d’un démembrement d’une obligation couponnée. Cette OAT ne donne pas lieu au versement d’un coupon annuel et l’absence de coupon est contrebalancée par un prix de souscription plus faible. La valeur d’une OAT de capitalisation est plus sensible aux mouvements de taux d’intérêt que celle d’une OAT non démembrée et, ce, d’autant plus que son échéance est éloignée. Elle permet la constitution d'une épargne long terme avec un investissement initial inférieur à l'achat d'OAT à taux fixe. L'investisseur qui ne cherche pas de revenu complémentaire sait, dès l'acquisition des titres, combien il percevra lorsque le titre arrivera à échéance puisque l'OAT de capitalisation est toujours remboursée au pair soit 1€. La valeur de marché de l'OAT de capitalisation est nécessairement inférieure au pair. Mais elle fluctue en fonction de la valeur des taux de marché et un investisseur qui la cèderait avant l'échéance pourrait réaliser une plus-value ou une moins-value. «certificat de principal de l'OAT 4% 25 avril 2013» Cette OAT démembrée qui peut être acquise sur le marché Euronext 0,7822 € (cours de clôture du 17/06/05) sera remboursée 1€ à l'échéance, le 25 avril 2013. Pour un investissement de 7 822 € le 17 juin 2005, le détenteur est assuré de toucher 10 000 € le 25 avril 2013. Ce montant au remboursement est garanti. L'investisseur ne perçoit aucun coupon entre l'achat et le remboursement mais, en conservant le titre jusqu'à l'échéance, il est certain de faire une plus-value en capital de 2 178 €. Tous les certificats de coupons démembrés ont un nominal de 0,25€. Le montant nominal d'un certificat de principal est de 1€. Seuls certains certificats de principal sont aujourd'hui cotés de manière continue sur Euronext. Le calcul du prix à payer sur un strip s’effectue de la manière suivante :

  • n = nombre d’années entières jusqu’à l’échéance
  • f = nombre de jours entre la date de valeur et le 25 octobre (ou avril) prochain, divisé par 365 ou 366.

Le règlement intervient en J+3 en Euroclear ou Clearstream International. Les titres démembrés permettent aux investisseurs finaux d’améliorer la performance de leur portefeuille obligataire : en raison d’une sensibilité plus grande aux variations de taux d’intérêt. En outre, les certificats d’OAT ont des durations plus longues et une courbe de convexité plus marquée qu’une OAT classique de même échéance. La liquidité de la dette française est également renforcée par l’existence d’un marché actif de titres démembrés. 1er émetteur souverain en Europe, la France s’est imposée comme la référence sur ce type de produit. Ce marché mature fait l’objet d’un vif intérêt du fait de l’avènement de l’euro et de l’accroissement prévu, lié au financement des retraites, du besoin d’actifs de maturité longue. En 2001, l’encours des OAT démembrées s’établissait à environ 35 milliards d’euros et 11% de l’encours de titres démembrables. Le marché français reste de très loin le marché le plus développé et le plus liquide des titres démembrés de la zone euro. Créé en 1991, le marché des OAT démembrées bénéficie des mêmes garanties de liquidité et de sécurité que celui des autres valeurs du Trésor (OAT, BTAN et BTF). Un groupement réunissant Euroclear France et les SVT, le Groupement d’Intérêt Économique pour le démembrement et le remembrement des valeurs du Trésor a été constitué et joue le rôle de mandataire de l’État pour la gestion et la sécurité des opérations de démembrement et de remembrement. Les SVT détenteurs d’une OAT démembrable peuvent apporter ce titre à Euroclear France et demander, en échange, des titres négociables.

 

 

Obligation d'état étrangère

-Les Bubill sont des titres de créance négociables à court terme émis par l'Allemagne. Mi-2005, le rythme d'émission mensuel était de 6 milliards d'euros de Bubill à 6 mois, par adjudication.

-Un T-Bill ou Treasury bill (billet du trésor) est une obligation à court terme émise par le gouvernement américain, et dont l'échéance est d’un an ou moins. Ils équivalent aux BTF français. Les T-Bills sont communément émis avec des maturités de 28 jours, 91 jours et 182 jours. Ils sont vendus chaque semaine lors d’enchères hebdomadaires. La somme minimale de souscription est de 1 000 dollars (le plancher était autrefois de 10 000 dollars) :

  • Les billets dont l'échéance est à un mois ou moins sont annoncées chaque lundi pour les enchères du mardi le lendemain, et leur règlement s'effectue le jeudi suivant.
  • Les autres billets dont l’échéance est à trois mois ou plus sont annoncés chaque jeudi pour les enchères du lundi suivant, et leur règlement s'effectue également le jeudi suivant.

Le rachat des titres arrivés à maturité s'opère également le jeudi, le même jour que le règlement des achats de nouveaux titres. Les T-Bills sont reconnus comme constituant les obligations du trésor les moins risquées aux États-Unis par les investisseurs. Ils sont cotés à l'achat et à la vente sur le marché secondaire. Les principaux acquéreurs de ces titres sont les banques et les institutions financières.

-Les T-Notes ou Treasury Notes (billets de trésorerie) sont des titres de créance à moyen terme émis par le Département du Trésor des États-Unis. Leur rémunération est assurée, à l'instar des Treasury Bonds (T-Bonds) par un coupon payé tous les six mois au souscripteur. Ils sont émis avec trois maturités distinctes : deux, cinq et dix ans, avec des valeurs nominales comprises entre 1 000 et 1 000 000 USD. Elles sont cotées, tout comme les T-Bonds, sur le marché secondaire et servent pour la plupart de sous-jacent à des contrats à terme très actifs. En particulier, les contrats à terme sur T-Notes à 10 ans du Chicago Board of Trade (CBOT) sont le marché directeur des taux d'intérêt américains. Ils équivalent aux BTAN français. La T-Note à échéance de 10 ans est devenue la valeur la plus fréquemment citée dans les études des performances du marché obligataire américain, et est pour cette raison employée comme outil pour transmettre la réaction du marché aux conjectures macro-économiques à long terme. Elles jouent également un rôle important dans le domaine de l'immobilier qui utilise le rendement des bons à échéance de 10 ans comme référence pour déterminer les taux d'intérêts des emprunts immobiliers.

-Les T-Bonds ou Treasury Bond (bons du trésor) sont des titres obligataires à intérêt fixe émis par le gouvernement américain dont la maturité est la plus longue, avec une échéance qui varie entre dix et trente ans. Ils équivalent aux OAT français. Ils sont rémunérés par un coupon payé tous les six mois et leur maturité est dans la plupart des cas de trente ans. Le revenu que les détenteurs perçoivent possède en outre l'avantage de n'être imposé qu'au niveau fédéral.

 

 

 

Fonds négociés en bourse

Fonds d'actions, d’obligations ou de matières premières dont les parts peuvent être transigées en bourse, comme des actions. La plupart de ces fonds sont des fonds indiciels (tracker). Le fonds a la même composition que l’indice boursier qu’il reproduit. Il varie donc à la hausse ou à la baisse comme l’indice qu’il reproduit. Il existe des fonds qui reflètent les indices boursiers de tous les pays, de tous les secteurs financiers ou de tous les styles de gestion. Les fonds négociés en bourses sont semblables aux fonds de placement à l’exception qu’ils ne sont pas administrés par des analystes financiers qui tentent d’acheter des titres qui ont un bon potentiel de croissance. Les promoteurs des fonds négociés en bourse considèrent que les analystes financiers ne sont pas capables, sur une longue période, de battre les indices boursiers. Ils considèrent donc qu’il est inutile de payer pour leur service et qu’il vaut mieux acheter un fonds qui reproduit un indice boursier. Étant donné que les fonds négociés en bourse n’utilisent pas d’analystes financiers, leurs frais d’administration sont minimes (0,1% à 0,5% par année) comparativement aux frais des fonds de placement (2% à 3% par année).

 

 

Tracker ou fonds indiciel coté

Un Index Tracker (également appelé ETF pour Exchange-Traded Fund) est un type de fonds de placement en valeurs mobilières reproduisant un indice boursier (fonds indiciel) et négociable en bourse. En France, ces fonds gérés par des OPCVM sont également désignés par OPCVM indiciels. Bien que la majorité des fonds négociés en bourse soient indiciels, d'autres fonds sont également transigés en bourse mais ne constituent pas des trackers. Un Index Tracker a pour objet de répliquer la performance d’un indice actions, un indice obligataire ou un indice de matières premières. La majorité des trackers reproduit un indice général de la bourse ou un indice sectoriel, par exemple les entreprises du secteur pharmaceutique, quelle que soit la bourse sur laquelle chacune est cotée. Ayant la même composition que l’indice boursier qu’il reproduit, il varie donc à la hausse ou à la baisse selon la même amplitude que l’indice qu’il reproduit, le cas échéant multipliée par un coefficient, dans le cas d'un tracker à effet de levier. Au contraire d'un fonds de placement classique, le tracker ne requiert pas le recours aux analystes financiers. En France, les trackers sont classés en quatre catégories :

  • Les trackers sur indices de marché.
  • Les trackers sur indices de matières premières.
  • Les trackers sur indices de stratégie.
  • Les trackers actifs : contrairement aux autres catégories, ils ne reproduisent pas uniquement l’évolution de leur indice de référence. On retrouve des fonds à effet de levier, à capital protégé, et des fonds affichant une performance inverse de l’indice.

Comparés à des OPCVM classiques, les trackers sont négociables à chaque instant de la séance et présentent des frais de gestion nettement réduits. En juin 2007, NYSE Euronext accueillait 201 trackers (dont 165 sur Euronext Paris).Les trackers se négocient aussi facilement sur Euronext Paris qu’une action ordinaire. La cotation se fait en continu de 9h05 à 17h35, les ETF sont identifiés par leur code ISIN ou par leur code mnémonique. Les types d'ordre applicables aux actions, le sont aussi aux trackers. Cependant, les opérations d’éligibilité au SRD, ou au plan d'épargne en actions ne sont pas systématiques, et l’investisseur doit s’informer sur la validité et les conditions d’éligibilité. D’autre part la liquidité des trackers est confiée à deux teneurs de marché, en plus des sociétés émettrices, qui fournissent en permanence des prix à l’achat ou à la vente assurant de cette manière une grande accessibilité de ces produits. Toutes les 15 secondes, la mise à jour de la valeur liquidative indicative (VLi) permet une comparaison instantanée du cours de bourse d’un Tracker à sa valeur théorique. Exemple de trackers :

  • Le Lyxor ETF CAC 40 reproduit l'indice CAC 40.
  • Le SGAM ETF Leveraged CAC 40TM est un fonds basé sur l'indice CAC 40 avec levier.

 

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Produits dérivés financiers

Contrat entre deux parties (acheteur et vendeur) sur un actif sous-jacent (action, indice, obligation, matière première, devise, etc). Ces produits reproduisent (à la hausse et/ou à la baisse) les variations du sous-jacent :

  • dont la valeur fluctue en fonction de l'évolution du taux ou du prix du sous-jacent ;
  • qui requiert un placement peu significatif ;
  • dont le règlement s'effectue à une date future.

Ces produits ont été créés à l’origine pour se protéger des risques financiers. Les produits dérivés possèdent l’avantage de pouvoir exécuter une transaction sur un actif qu’il serait difficile de réaliser directement sur le sous jacent lui-même pour des raisons de fiscalité, financière, réglementaire, pratique (stockage matières premières)…voire parce que l'actif en question n'existe que théoriquement, son existence pouvant dépendre par exemple de la réalisation éventuelle d'un événement. Ils permettent aussi d’investir dans des produits à fort effet levier permettant d’espérer un gros gain (ou une grosse perte) en un temps réduit. Les transactions sur ces produits sont en forte croissance depuis les années 1980 et représentent désormais l'essentiel de l'activité des marchés financiers. En 2004, l'ISDA (International Swaps and Derivatives Association) a relevé une croissance annuelle de 29% pour les dérivés sur taux d'intérêt et de 21% pour les dérivés sur actions et indices. Par leur importance, ces transactions ont joué un rôle important dans la crise financière de 2007.

 

 

Contrat forward ou transaction ferme de gré à gré

Historiquement, les premiers produits dérivés ont été des transactions à terme de gré à gré (OTC -over the counter) sur des marchandises, c'est-à-dire l'engagement ferme de réaliser dans l'avenir une transaction (achat ou vente)

  • à une date donnée ;
  • à un prix donné ;
  • et pour une quantité donnée,

Tous les trois sont fixés au départ sur l'actif sous-jacent. L'huile d'olive semble avoir été, dans l'antiquité, la première marchandise traitée à terme. À la différence des futures, ils sont négociés de gré à gré, entre institutions financières alors que les contrats de futures sont négociés sur un marché organisé, localisé à un endroit bien précis. Ce décalage dans le temps permet deux choses impossibles à réaliser avec une transaction au comptant :

  • la vente à découvert (au comptant, il faudrait réussir à emprunter préalablement le sous-jacent) ;
  • l'effet de levier pour spéculer à la hausse (au comptant, il faudrait financer l'intégralité du sous-jacent et de ses coûts de stockage - ici il ne faut financer qu'une partie : le dépôt de garantie que peut exiger le vendeur pour couvrir des mouvements de prix contraires).

Les transactions réalisées restent bilatérales. Ainsi, si vous acheté une quantité à A que vous avez revendue à B, vous devrez procéder à l'échéance à deux transactions : payer A et prendre livraison, puis livrer B et recevoir le paiement de B. Plus le marché est actif, plus le processus de règlement/livraison devient compliqué et fragile, le défaut d'un seul intervenant pouvant paralyser l'ensemble du processus. Le forward rate agreement est utilisé sur le marché monétaire avec un taux in fine (ou money mark rate=intérêts versés en fin de période). Le forex forward (change à terme) est utilisé sur le marché interbancaire des changes.

 

 

Contrat future ou transaction à terme organisé

Le développement des forwards a amené, dans le souci d'assurer la sécurité des règlements/livraisons, la création des futures qui sont des contrats standardisés en termes de montants et de dates d’échéance alors que les contrats de forwards sont non standardisés (risque de défaut plus important). En effet, ce n'est qu'à l'échéance que l'on constate la défaillance ou non de la contrepartie contrairement aux marchés de futures qui constatent le défaut au jour le jour en raison de l'existence d'une chambre de compensation (clearing house) qui se substitue à tous les intervenants : elle est l'acheteur de tous les vendeurs et le vendeur de tous les acheteurs. Dès qu'une transaction bilatérale est enregistrée, la chambre de compensation leur demande individuellement, dans le but de protéger le marché, un dépôt de garantie correspondant à l'équivalent d'un ou deux jours de fluctuation maximale des prix puis, une fois par jour ouvré, procède à un appel de marge (ou margin call=ramener de la liquidité en numéraire ou en collatéral) de même montant mais en sens inverse pour les deux intervenants (dépréciation pour l'un et appréciation pour l'autre) sur la journée. Le non paiement dans les délais d'un appel de marge entraîne la liquidation automatique le lendemain. Les opérateurs ferment souvent leur position avant l'échéance du contrat. On procède donc simplement au paiement de la différence de prix. Cette procédure est appelée cash settlement ou règlement en numéraire. Exemple de contrat future sur l'indice CAC40 : le FCE. Si le CAC40 cote 5500 points cela signifie que la valeur du contrat FCE est de 55 000€ car chaque variation de un point de l'indice de référence sur le FCE représente 10€. Anticipant une hausse des cours, vous prenez une position longue (achat). A la fin de la journée, le CAC40 cote 5635 points. Vous revendez votre contrat à 10€ le point, votre plus value est donc de 1350€. Le lendemain, le FCE ouvre à 5625 points et vous anticipez une consolidation importante. Un retour sur 5580 points, soit une baisse 0,8%. Vous prenez l'initiative de risquer un Short (vente). A midi, l'indice de référence perd 1,3% à 5552 points. Vous rachetez votre contrat à 5553. Votre plus value de la journée est de 72 points, soit 720 € pour une baisse de 1,3% de la valeur du contrat. À l'heure actuel un broker sérieux de la qualité de ses prestations ne devrais pas fixer un margin de moins de 1500€ pour le FCE. Ce qui signifie qu'avec 1500€ de margin vous pouvez acheter ou vendre un contrat FCE à 55 000€ soit un effet levier 36 (55 000/ 1 500 = 36,6). Bien sur, un trader prudent et avisé n'utilisera pas plus qu'un levier 10. C'est a dire que l'on ne négociera qu'un contrat FCE par tranche de 10 000 €. Le margin requis pour négocier les futures varie en fonction du marché, du futures, de la volatilité de la durée de détention du contrat (Intraday ou overnight ) etc...

 

 

Swap ou contrat d’échange financier

Contrat d'échange entre deux parties, généralement entre des institutions financières et des banques. Les premiers swaps sont apparus au milieu du 19ème siècle entre banques centrales sous la forme de prêt croisés en devises : l'ancêtre du swap de devises. La réglementation sur les changes empêchaient les entreprises de se couvrir contre les risques de changes. Les banques créèrent les swaps de change en 1970. C'est le début des heures de gloires des fameux cambistes avant les golden boys des années 1980. Le premier swap de devises à recevoir une vaste publicité fût conclut par la banque Salomon Brothers entre IBM et la Banque mondiale en 1981. Aujourd'hui sur le marché des changes, de loin le plus gros marché du monde, une grande partie des échanges se font sous forme de swaps. Sur les marchés de taux, les swaps sont les instruments les plus utilisés juste après les emprunts d'état qui demeurent l'instrument de référence sur les taux.

 

 

Swap de taux d’intérêt (ETI) ou swap standard

Dit aussi constant maturity swap lorsque le taux variable est indexé sur un autre taux comme par exemple le libor ou le tec10. Un ETI consiste à échanger un taux d’intérêt contre un autre pour une durée convenue à l’avance : un taux fixe contre un taux variable, un taux variable contre un taux fixe (à noter que les échanges de taux fixe contre taux fixe sont interdits par la réglementation). Le marché des ETI représentait en 2010 un volume annuel de 434 000 milliards de dollars. Un contrat swap peut être utilisé par une collectivité pour restructurer son endettement : par exemple, la collectivité est endettée à taux fixe et anticipe une baisse des taux d’intérêt : elle conclura un swap par lequel elle échangera son taux fixe contre un taux variable ; si, au contraire, elle est endettée à taux variable et qu’elle anticipe une hausse des taux d’intérêt, elle conclura un swap par lequel elle échangera son taux variable contre un taux fixe. Si l’évolution des taux d’intérêts est conforme à ses anticipations, cela lui permet de bénéficier d’une réelle protection. En revanche, si elle s’est trompée dans ses anticipations, elle se prive du gain lié à une éventuelle baisse des taux. Exemple : Soit une collectivité endettée à taux variable sur Euribor 12 mois. Craignant une remontée des taux d’intérêt, elle conclut un ETI. Cette opération ne modifie pas la nature de son emprunt initial : elle continue de payer à l’organisme prêteur les intérêts dus.

-supposons que l’Euribor 12 mois s’établisse à 5%, supérieur au taux fixe de 4,5% : la collectivité paie les intérêts sur sa dette sur la base de 5% mais reçoit de la banque avec laquelle elle a conclu le swap la différence entre 5% et 4,5%, soit 0,5%. Le taux réel du crédit est donc ramené à 4,5%.

-supposons maintenant que l’Euribor 12 mois s’établisse à 4%, inférieur au taux fixe : la collectivité paie les intérêts sur sa dette sur la base de 4% et verse à la banque pour l’opération de swap la différence entre 4,5% et 4%, soit 0,5%. En définitive le coût du crédit ressort à 4,5%.

 

 

Swap d’actif ou asset swap

ETI destiné à échanger les flux d’une obligation que l’une des deux parties a en portefeuille. Le but d’un asset swap est de transformer synthétiquement un actif à taux variable en actif à taux fixe ou inversement.

 

 

Swap de devises ou cross currency swap

Echange de capital entre deux sociétés dans deux devises différentes. La durée du contrat est convenue à l’avance et peut aller jusqu’à 30 ans, délai durant lequel les deux entités doivent se verser des intérêts selon des fréquences et des taux préalablement établis. À la fin du contrat, les deux sociétés échangent à nouveau leur capital respectif. En règle générale, ces différentes transactions s’effectuent par l’intermédiaire d’une banque. Les différents intervenants sur le Forex peuvent également avoir recours au swap de devises. Deux sociétés de nationalités différentes mais qui ont chacune une filiale dans l’autre pays ou qui cherchent à y investir peuvent conclure un swap de devises pour faciliter leurs transactions financières. La mise en place d’un swap de devises commence par la détermination de la durée du contrat et par l’échange d’un montant en tenant compte du cours de change des devises considérées. Exemple, la société allemande A a besoin de 50 millions de dollars pour sa filiale américaine, tandis que la société américaine B a besoin de l’équivalent en Europe. Elles concluent alors un swap de devises de 50 millions de dollars, basé sur la cotation EUR/USD 1,60 sur 10 ans. La société américaine B verse donc 50 millions de dollars à la société allemande A, qui lui verse à son tour 50 000 000 $ / 1,60 = 31 250 000 €. Lors de l’établissement du contrat, les deux sociétés ont aussi convenu de se payer pendant 10 ans des intérêts de 7% pour le dollar et de 4% pour l’euro. Ainsi, chaque année, la société A doit payer 50 000 000 x 7% = 3 500 000 $ à la société B et la société B paie chaque année 31 250 000 € x 4% = 1 250 000 € à la société A. En avançant une certaine somme d’argent dans une devise étrangère à une société exportatrice, une banque nationale pratique également une forme de swap appelée swap export. Dans ce cas, la société exportatrice remboursera l’avance quand elle aura perçu le paiement de ses marchandises. Le swap de devises (swap de change) est aussi utilisé sur le Forex par deux investisseurs qui vendent ou qui achètent des paires de devises. Sinon, le swap de devises peut prendre plusieurs formes selon le paiement des taux d’intérêt :

  • taux fixe contre taux fixe (taux constant et donc protection contre le risque de change),
  • taux fixe contre taux flottant,
  • taux flottant contre taux flottant. Il est appelé basis swap, swap de différentiel ou swap Quanto. Dans ce cas, le paiement des taux d’intérêts se fait dans l’une des deux devises mises en jeu, servant de référence. Comme toujours, il y a échange de capital au début et à la fin du contrat.

    •  

       

Swap matière première ou EMP

Il est destiné aux importateurs et exportateurs de matière première. En effet, les variations au niveau de l’offre et la demande ont pour résultat une volatilité conséquente des prix des matières premières. Ce swap est uniquement un moyen de couverture de matière première et non pas un produit d’investissement. D’autres paramètres impactent les prix comme :

  • -Le climat et les catastrophes naturelles ;
  • -Le niveau de l’USD ;
  • -Variation des coûts de production ;
  • -Barrières douanières.

 

 

Swap d’action ou equity swap

Swap dans lequel au moins une des deux jambes est indexée sur le rendement d'une action ou d'un panier d'actions (capitaux propres). Ils permettent d’échanger la performance d’une action ou d’un indice contre un taux d’intérêt. Le dénouement de ces contrats peut se faire en espèces par le simple paiement du gain ou de la perte à l’échéance. On parle en anglais de cash-settled equity swap. Le dénouement peut aussi se faire par une livraison d’actions. Ce swap est fréquent dans deux situations :

- d'un rachat de dettes : un créancier transforme sa dette en capitaux propres. Cela peut notamment être le cas en cas de restructuration du capital, ou de difficultés financières. Ainsi un fournisseur peut avoir tout intérêt à transformer ses créances clients contre des actions s'il estime qu'il ne recouvrira jamais sa créance. En effet, une société en liquidation judiciaire ne remboursera les dettes dues qu'à concurrence de l'actif détenu. En transformant sa créance en actions, le fournisseur espère sauver sa créance.

-de participations croisées où deux sociétés s'échangent respectivement une partie de leur capital. Le rapprochement capitalistique facilite les relations. Deux sociétés qui échangent leur capital développent ainsi des relations bien plus stratégiques que de simples fournisseurs ou partenaires commerciaux.

La technique de la debt equity swap a été développée dans le cadre de dette publique dite "distressed". Dans le cadre du surendettement des pays du Tiers Monde, de 1985 à 1989, 12,5 Mds de dollars de dette ont fait l'objet de cette technique. Des investisseurs ont acheté de la dette aux banques avec une décote et l'ont échangé en actions détenues par les états ou en créances en devise locale. Le Secrétaire au Trésor Nicholas Brady a encouragé ce plan de conversion de la dette due par les états aux banques privées en actions de sociétés locales comme condition à de nouveaux financements.

 

 

Swap de variance ou swap de volatilité

A maturité, l’acheteur du variance swap paie un montant fixe et reçoit de la contrepartie B (le vendeur du variance swap) un montant variable proportionnel à la variance réalisée du sous-jacent. Si l’acheteur sait à l’avance quelle sera le montant maximum qu’il aura à payer à maturité, ce n’est pas le cas du vendeur du variance swap qui est soumis à un risque infini. Souhaitant limiter son risque, le vendeur pourra vendre des variances swaps cappés, limitant ainsi son exposition.

 

 

Swap d’inflation

Swap qui permet d'échanger un taux fixe ou variable contre un taux d'inflation (indice d’inflation).

 

 

Total return swap (TRS) ou dérivé de crédit sur transfert de rendement

Contrat bilatéral par lequel une partie (l'acheteur de protection ou le payeur du rendement total) s’engage à payer à l’autre partie (le vendeur de protection, ou le receveur du rendement total) les cashflows générés par un actif ainsi que toute appréciation éventuelle de cet actif. Le vendeur de protection, en échange, paie à l’acheteur de protection un intérêt (par exemple, le Libor) plus une prime (ou un spread) sur un notionnel déterminé dans le contrat, ainsi que toute dépréciation éventuelle de l’actif. Les cashflows sont payés à intervalles réguliers, alors que les règlements des appréciations ou dépréciations de la valeur de l’actif de référence sont exécutés à maturité du contrat. Les TRS sont des instruments hors bilan. Ils sont structurés de manière à répliquer un actif financier. Le payeur transmet tous les cashflows de l’actif de référence au vendeur, en échange de quoi le receveur du rendement total fait des paiements équivalents et assume le risque de fluctuation du prix de l’actif. Comme pour les Credit Default Swaps, il n’y a pas de transfert de propriété de l’actif de référence. Par contre, à la différence des CDS qui ne transfèrent que le risque de crédit d’un actif de référence, les TRS transfèrent le rendement économique total de l’actif (somme des cashflows), c'est-à-dire à la fois le risque de crédit et le risque de marché.

 

 

Dérivé de crédit

Produits dérivés qui dépendent de ce que l’on appelle des événements de crédit. Les cocontractants doivent se mettre d'accord sur une définition précise des événements de crédit afin d'éviter toute contestation ex post. À cet égard, l'International Swaps and Derivatives Association (ISDA) a encouragé une standardisation de la définition d'un événement de crédit. Un paiement contingent de la part du vendeur de protection est déclenché lorsqu'il y a faillite, défaut de paiement, moratoire (délai de paiement) ou restructuration (prolongement de la durée de remboursement), changement de rating. Les cocontractants doivent définir de quelle manière le vendeur de protection peut effectuer le paiement contingent. Le vendeur peut souhaiter faire une compensation en espèces (cash settlement) ou par règlement physique (physical delivery). À titre de comparaison, voici un exemple : Un CDS sur un actif d'un million d'euros (valeur du notionnel) est touché par un événement de crédit, tel que le taux de dépréciation de l'actif est estimé à 70%. Sous le régime de la compensation par espèces, le vendeur verse à la contrepartie 700 000 euros. Si le règlement physique a été préféré, le vendeur de protection fait un paiement contingent du notionnel, soit un million d'euros. L'acheteur de protection lui livre l'actif déprécié qui ne vaut plus que 30% ce qui incite le vendeur de protection à attendre une amélioration de la situation pour revendre cet actif plus tard. Cela peut s'avérer moins coûteux que la compensation par espèces à l'origine.

 

 

Swap de risque de crédit ou crédit default swap (CDS)

Contrats de protection financière entre acheteurs et vendeurs qui furent développés par le département dérivé de crédit en 1994 au sein de la banque JP Morgan qui accorda une ligne de crédit de 4,8 milliards de dollars à la compagnie pétrolière Exxon suite aux risques liés à la marée noire provoquée par l'échouage de l'Exxon Valdez. Une telle ligne de crédit ne pouvait être détenue à 100% sans modifier le bilan et augmenter le coût de refinancement de la banque. Une équipe de banquiers dirigée par Blythe Masters travailla sur un moyen de transférer une partie du risque de cette ligne de crédit en créant un produit financier de crédit à vendre sur les marchés. JP Morgan commença à standardiser ces produits qui furent rapidement adoptés par l'ensemble des institutions bancaires avant d'être restructurés et reconnus sous le nom de CDS. Avec John Cassano en 1998, JP.Morgan empaqueta ces CDS dans des « produits de confiance sécurisés » (Broad Index Secured Trust Offering). C’est donc un instrument simple fonctionnant comme un contrat d’assurance portant sur une obligation. Tous les ans l’acheteur de protection verse une prime au vendeur (en générale versée trimestriellement), comme c’est le cas pour une assurance auto par exemple. En contrepartie, le vendeur de protection s’engage en cas de défaut à verser la totalité du nominal à l’acheteur de protection en échange de l’obligation qui ne vaut plus rien. Comme si votre assureur vous remboursait la valeur d’achat de votre voiture en échange de son épave en cas d’accident. La hauteur de la prime en points de base (1 centième de point de pourcentage donc 10 points=0,1%) d'un CDS est égale au spread de crédit de l‘obligation. La rémunération d'une obligation est exprimée à partir du taux Libor plus une marge. Ce supplément d'intérêt se justifie par le niveau de risque plus élevé associé à cet actif par rapport à l'investissement censé non risqué que rémunère le taux Libor (dit flat ou spread zéro), voire négatif. Les CDS ont été largement incriminés lors de la crise financière de 2007. En 2011, le marché des CDS (encours notionnels) représentait 32 400 milliards de dollars (49% du PIB de la planète), dont 21 400 milliards atteindront leur maturité entre 1 et 5 ans. Les CDS, travaillés hors bilan et hors bourse, permettaient de contourner toutes les règles prudentielles, et l'accès aux CDS n'était pas contrôlé par les pouvoirs publics. Vus comme une des grandes sources de la crise financière, les CDS sont dans le collimateur de ceux qui veulent affermir les réglementations et resserrer le contrôle des activités bancaires.

 

 

Titrisation synthétique

Tous les produits financiers issus de la titrisation.

 

 

Produits optionnels (Option financière)

L'option donne le droit et non l’obligation pour l'acheteur d'acheter (call) ou de vendre (put) l'actif financier défini dans le contrat. Les prix fixés à l'avance (strike) et la durée de validité de l'option sont définis dans le contrat. Le vendeur s'engage à respecter les termes du contrat si l'acheteur décide d'exercer son option, en contrepartie, l'acheteur lui donne de l'argent. Si l'option n'est pas exercée, le vendeur a gagné un montant égal au prix de l'option. Ce contrat peut se faire dans une optique de spéculation ou d'assurance (couverture de risque). Les options s'échangent à la fois sur des marchés d'options spécialisés au sein de bourses, et sur les marchés de gré à gré. Le call ou put est un moyen de spéculer sur la volatilité du sous-jacent : l'acheteur estime que celle-ci va monter, et, à l'inverse, le vendeur anticipe sa baisse. On parle de call ou put européen si le souscripteur peut exercer son droit uniquement à la date de maturité et de call ou put américain s'il peut l'exercer à tout moment avant la date de maturité (y compris à la date de maturité).

  • Option d’achat ou call : Le 30 juin, le trader A achète au trader B l'option d'acheter 100 actions X au prix de 60€ et à la date du 31 décembre suivant. Au moment de la transaction, l'action s'échange au prix de 45€, et le trader A paie, pour ses 100 calls, une prime de 5€/action. Le 31 décembre,

-si l'action s'échange à 80€, A exerce ses calls et B lui vend 100 actions X à 60€ et touche 6000€. A, s'il revend immédiatement ces actions dans le marché, reçoit 80€ * 100 = 8000€. Comme il avait déboursé 5€ par call le 30 juin, son profit est de 1500€. B, s'il doit acheter les actions à 80€ pour pouvoir honorer sa part du contrat, perd 1500€ : (60€ + 5€ - 80€) * 100 = -1500€ ;

-si l'action s'échange à 50€, A n'exerce pas ses options : il n'a pas intérêt à payer 60€ une action qu'il peut acheter à 50€ sur le marché. Sa perte est de 5€ * 100 = 500€, c'est-à-dire la prime qu'il a déboursé le 30 juin. Symétriquement, B gagne 500€.

  • Option de vente ou put : Un investisseur, au 1er janvier, détient un portefeuille de 5200€, composé de 1000 actions, achetées dans le passé à 4€ et qui valent 5€, et de 200€ sur son compte en banque. Il pense que X va chuter et décide d'acheter 1000 puts de prix d'exercice 4€, de prime 0,2€ et d'échéance le 31 décembre. Le 31 décembre,

-L'action X vaut 6€. Le scénario anticipé ne s'est pas réalisé, et le put n'a plus aucune valeur. L’investisseur abandonne l'option. Le bilan financier de l'opération est une perte de 200€, c’est-à-dire la prime. La valeur financière du portefeuille d'A au 31 décembre est de 6€ * 1000 = 6000€. Si celui-ci n'avait rien fait, son portefeuille aurait valu (6€ * 1000) + 200€ = 6200€.

-L'action X vaut 1,5€. L'anticipation s'est réalisée. Celui-ci va exercer son put : il va donc pouvoir vendre 1000 actions à 4€ et, s'il pense que cette baisse est passagère, les racheter au prix du marché. Soit, au total, un gain de 4000€ - 1500€ = 2300€ et un compte en banque présentant un solde créditeur de 2500€.

 

 

Stock option

Forme de rémunération versée par une entreprise généralement cotée en bourse. Il s'agit d'une option d'achat (call) dont l'actif sous-jacent est l'action de l'entreprise concernée. Ce système a l'avantage d'inciter les employés à agir pour faire monter le cours de l'action de leur entreprise. Le fait de pouvoir acheter à un prix beaucoup plus bas que le marché permet la réalisation d'un gros bénéfice a la revente. Toutefois, la législation et la pratique tendent désormais à fixer des conditions plus strictes conduisant notamment à fixer le prix d'exercice de l'option à un niveau suffisamment élevé. À l'origine, les stock options sont avant tout destinées aux jeunes entreprises cherchant à attirer les talents que leurs faibles ressources financières ne leur permettent pas de s'offrir. Elles constituent donc un levier de développement pour les entreprises innovantes, mais dépourvues de capitaux de départs. Cela explique leur succès dans les start-up au cours des années 1990. En second lieu, il s'agit de réconcilier les objectifs de l'actionnaire avec ceux du manager, selon les principes de la théorie de l'agence et suivant les travaux de l'École de Chicago sur la primauté de la création de valeur pour l'actionnaire. Cela revient à aligner les intérêts du dirigeant avec ceux de l'actionnaire. Le principe est le suivant : la part variable des rémunérations des dirigeants doit les pousser à œuvrer prioritairement sur les performances à long terme de l’entreprise. On considère que la part variable des salaires des patrons doit être plus en phase avec l’évolution du cours de l’action. Les stock options ont été créées dans les entreprises françaises dans les années 1970. La décision de création de plans de stock options revient à l'Assemblée générale extraordinaire (sur rapport du conseil d'administration ou du directoire) qui permet ou non aux dirigeants de consentir des offres de souscription ou d'achat. L'Assemblée est aussi chargée de fixer le délai (ce délai ne pouvant être supérieur à 38 mois) durant lequel les dirigeants ont le droit de consentir ces offres de souscription ou d'achat. Elle délègue ensuite au conseil d'administration (ou au directoire) le soin de fixer les conditions d'octroi : nombre d'actions attribuées, prix d'exercice des options (c'est-à-dire le rabais), bénéficiaires. Dans une société cotée, les options ne peuvent être consenties :

  • dans le délai de dix séances de bourse précédant et suivant la date à laquelle les comptes consolidés, ou à défaut les comptes annuels, sont rendus publics ;
  • dans le délai compris entre la date à laquelle les organes sociaux de la société ont connaissance d'une information qui, si elle était rendue publique, pourrait avoir une incidence significative sur le cours des titres de la société, et la date postérieure de dix séances de bourse à celle où cette information est rendue publique.

Ces restrictions s'expliquent par la volonté de minimiser le risque de délit d'initié. En effet, on considère que la fenêtre de quelques semaines après la publication des comptes est une période au cours de laquelle le marché est réputé être aussi bien informé que les dirigeants. Le point 2 vise les cas où, précisément, les organes sociaux (ou mandataires sociaux) de l'entreprise bénéficient d'une information privilégiée leur faisant courir le risque de délit d'initié. Le rabais est la différence entre le prix d’attribution de l’action et sa valeur réelle en bourse. On distingue deux cas :

  • dans le cas d'une société cotée, le rabais maximum par rapport au cours de bourse le jour de l'attribution des options est de 20% en cas de plan de souscription et de 5% en cas de plan de rachat d'actions.
  • dans le cas d'une entreprise non cotée, le montant du rabais est laissé à la discrétion des dirigeants.
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Option exotique

-Swaption : Option qui donne le droit, et non l'obligation, d'acheter ou vendre un swap.

-Option binaire : seulement deux issues sont possibles à l’échéance, soit l'option termine « dans la monnaie » et le détenteur reçoit le montant prévu, soit l'option termine « hors de la monnaie » et le détenteur ne reçoit rien. Il peut s'agir d'un gain en espèces (option cash-or-nothing) ou de la réception d'un actif financier (option asset-or-nothing). Ce type d'option est couramment utilisé sur les marchés de prédiction. Exemple, un trader qui pense que l'EUR/USD va clôturer à un niveau supérieur au cours actuel de 1,3250 peut acheter une option binaire à la hausse (ou call) pour profiter de cette issue ou à l'inverse, acheter une option binaire à la baisse (ou put). A 14h alors que le cours de l'EUR/USD est de 1,3250 le trader achète un call pour 100€. L'option arrive à échéance à 15h et procure un rendement de 80% si le cours termine au-dessus du prix d'exercice. Ainsi à 15h, le détenteur reçoit le montant investi (100€) plus sa prime de 80% soit 80€. Le bénéfice est donc de 80€. À l'inverse, si le cours termine sous les 1,3250 alors le trader perd son investissement initial. Sous certaines conditions, il est possible pour le détenteur de l'option de la revendre avant l’échéance. Dans ce cas, le prix de rachat de l'option sera déterminé par l'écart entre le cours actuel et le cours d'exercice du sous-jacent. Il existe différents type d’options binaires :

  • Option binaire high/low : ou "Haut/Bas" est le type d'option le plus populaire. Ce type de contrat consiste à décider si l'actif sous-jacent sera au dessus (high) ou en dessous (low) du prix initial lors de l'expiration de l'option.
  • Option binaire onetouch : L'option "One touch" ou "Une touche" consiste à décider si l'actif sous-jacent va atteindre une cotation définie au préalable ou non durant toute la durée de vie du contrat.
  • Option binaire zone ou boundary : L'option "zone" ou "hors zone", également appelée "boundary", consiste à décider si l'actif sous-jacent va clôturer à l'intérieur ou à l'extérieur d'une zone prédéfinie.

 

 

Produit structuré

Instrument financier émis par une banque ou une compagnie d’assurance composé généralement de deux éléments, le premier assurant la protection du capital, le second plus risqué permet d'optimiser le rendement du produit. Un produit structuré correspond à une « enveloppe » composée le plus souvent d'une obligation (permettant une protection du capital) conjuguée à une option (assurant une performance plus importante) ou un swap. Autrement dit, un produit structuré est une combinaison de plusieurs produits financiers comportant a minima un produit dérivé, destiné à un but bien identifié de couverture (hedge) ou de spéculation. Les produits structurés sont fabriqués sur mesure pour répondre aux besoins spécifiques d'investisseurs qui recherchent autre chose que ce qui est proposé par les instruments financiers standards. Ils sont traités sur le marché OTC. Ils sont émis sous diverses formes juridiques comme les titres de dette, les certificats, les warrants, ou encore des parts de fonds. Depuis les travaux de Leland et Rubinstein (1976), les stratégies de gestion d'assurance de portefeuille permettent aux investisseurs de bénéficier d'une performance asymétrique de type optionnelle. Grâce à cette gestion dynamique entre l'actif sans risque et l'actif risqué, l'investisseur peut profiter d'une partie des hausses tout en étant protégé contre des baisses significatives. Un contrat lui garantit de récupérer à maturité un capital plancher prédéterminé. Ces stratégies reposent sur la méthode dite du coussin.

 

 

Warrant

Produit à effet de levier qui permet à l’investisseur d’amplifier les variations d’un actif à la hausse comme à la baisse tout en étant sensible à la volatilité et à la valeur temps. En d’autres termes, un Warrant est un contrat transférable qui confère à son détenteur le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre une quantité donnée d’un actif spécifique, à un prix déterminé d’avance (le prix d’exercice ou strike), à la date d’échéance (ou maturité) du contrat (Warrant européen) ou à tout moment jusqu’à cette date (Warrant américain). Il appartient à la famille des produits listés, comme les obligations, les actions ou les certificats. Apparus en Suisse en 1985, les Warrants sont échangés en Bourse de Paris depuis 2003, le nombre de produits traités est passé de 10 000 en 2003 à environ 14 000 en 2011. Leur principal intérêt est d’offrir à leur détenteur un effet de levier par rapport aux mouvements du sous-jacent. Contrairement aux options, il n’est pas possible de vendre à découvert un Warrant. Ceci limite les stratégies optionnelles et limite le risque pour l'acheteur dont la perte maximale possible est limitée à la prime payée. Un Warrant est dit dans la monnaie quand le cours du sous-jacent est supérieur au strike dans le cas d’un Call ou inférieur dans le cas d’un Put. Le produit est en dehors de la monnaie quand le cours du sous-jacent est inférieur au strike pour un Call et supérieur pour un Put. Enfin il est à la monnaie quand le cours du sous-jacent est égal au strike. Exemple, Un investisseur achète 10 000 calls warrants Total, prix d'exercice 45 euros, échéance décembre 2013, au prix (ou prime) de 0,20 euro. L’action cote à 40 euros aujourd’hui. Son delta est de 30%. La parité est de 1 action Total pour 10 warrants. L'investisseur se donne donc le droit d'acheter 10 000 ÷ 10 = 1000 actions Total, à 45 euros jusqu'à décembre 2013 en payant 10 000 × 0,20 = 2.000 euros.

  • Levier=40/(0,2x10)=20
  • Élasticité ou effet de levier=20*30%=6 donc si le cours prend 1%, le warrant s’appréciera de 6%

  • Breakeven ou seuil de rentabilité ou coût de revient=45+(0,2*10)=47 euros

Par censément pour gagner de l’argent il faudra que le cours de l’actif sous-jacent dépasse les 47euros soit +17,5%. Or, dans la réalité, le warrant prendra de la valeur du moment que le cours du sous-jacent monte et même s’il ne parvient pas à dépasser le prix d’exercice. Ainsi, les premiers bénéfices apparaîtront plus vite en revendant le warrant. Il suffit que le cours gagne 3% pour que le warrant gagne 18% grâce à son effet de levier de 6.

 

 

Certificat

Chaque certificat est associé à un sous-jacent, dont il suit plus ou moins l’évolution du cours, en fonction de ses caractéristiques. La plupart des certificats font référence à un indice boursier. L'émetteur garantit leur remboursement à l'échéance à la valeur de l'indice (ou du panier d'actions) à la date ou à un prix fixé par l'émission. La durée de vie d’un certificat peut aller de 6 mois à 8 ans. Comme toute option, il existe des certificats pour profiter de la hausse du sous-jacent ou de la baisse.

  • Le certificat Spread : Ce certificat peut être soit haussier soit baissier, le Spread call et le Spread put. Exemple,
    vous investissez sur un Spread call avec les caractéristiques suivantes : le CAC 40 est le sous-jacent, la borne basse est 3800 points et la borne haute 4000 points. Si l’indice termine à un cours supérieure à 4000 points, alors vous gagnerez la différence entre la borne haute et la borne basse, soit 200 euros. Si l’indice de référence se trouve entre les deux bornes, alors vos gains s’élèveront à la différence entre la valeur de l’indice et la borne haute. Si il termine sous la borne basse, fixée à 3800 points, le certificat vaudra alors zéro.
  • Le certificat Bull : certificat simple qui permet de jouer la hausse du sous-jacent, sans effet de levier. Si le sous-jacent gagne 2%, le certificat gagne 2%. Exemple, supposons que vous achetiez un certificat Bull sur le CAC 40. Pour ce genre de certificat, la parité est souvent de 10 (jusqu'à 500 pour certains). A savoir qu'il faut 10 certificats pour être remboursé en totalité à l'échéance. Si le CAC 40 vaut 6300 points, le certificat vaut donc 630 euros (6300/10). Si le CAC 40 grimpe à 6500, votre certificat vaudra 6500/10 = 650 euros. La performance n'est pas obérée par de quelconques frais de gestions.
  • Le certificat Bear : Il permet de jouer un scénario de baisse du sous-jacent avec un effet de levier. Le certificat Bear s’accompagne d’une valeur de référence pour le sous-jacent, au-delà de laquelle il sera désactivé. Exemple, Vous investissez sur un certificat bear sur CAC 40, de parité 10 contre 1, à un niveau de référence de 6000 points. Si à la date de l'achat, le niveau du CAC est de 5500 points, la valeur du certificat sera de (6000 – 5500)/10=50 euros. Supposons que l'indice abandonne 500 points à 5000 points. La valeur du certificat sera de : (6000 – 5000)/10=100 euros. Le certificat aura doublé (+100%) pour une baisse de seulement 9,09% du sous-jacent. L'effet de levier est donc de 11 (100/9,09). Supposons maintenant que l'indice grimpe à 6100 points, la valeur du certificat sera nulle. En effet, la valeur théorique du certificat serait de (6000 – 6100)/10=-10 euros. Le prix de référence agissant comme une barrière désactivante, la valeur du certificat devient nulle. Le certificat bear et sa barrière désactivante sont donc plus risqués pour un investisseur qui peut voir tout son investissement disparaître en quelques heures, si le support franchit la barrière.
  • Le certificat Cappé : Il permet de jouer une hausse modérée du sous-jacent en fonction de la Borne Basse du Certificat, et de la Borne Haute du Certificat. Si, à l’échéance, la valeur du sous-jacent est inférieure à la borne basse, alors vous perdez la totalité des fonds investis. Si le sous-jacent se situe au dessus de la borne haute, alors vos gains seront limités à la différence entre la borne haute et la borne basse. Enfin, si le sous-jacent se trouve à l’intérieur du range de référence, vous toucherez la différence entre le cours du sous-jacent et la borne basse.
  • Le certificat Flooré : Il fonctionne de la même façon que le certificat cappé, sauf qu’il s’agit de jouer une baisse modérée du sous-jacent. Une fourchette de référence est définie par une borne haute et une borne basse. Ces certificats ont pour caractéristique d’offrir à l’achat un rabais par rapport à celui du sous-jacent. Cependant, en contrepartie du rabais initial, la performance sera plafonnée. Si la valeur de l’action augmente fortement, l’investisseur ne pourra bénéficier de la hausse que de manière limitée.
  • Certificat Turbo ou à barrière désactivante : produits destinés à des investisseurs désirant amplifier les variations d’un sous-jacent à la hausse comme à la baisse (barrière call ou barrière put). Les premiers Turbos ont fait leur apparition en Allemagne vers 2001 avant de s’installer sur le sol français en 2003. En 2012 les principaux émetteurs de ce type de produits sont Barclays, Citibank et Commerzbank. Leur prix est très peu sensible à la volatilité du sous-jacent ou au temps. Ces produits permettent de bénéficier d’un fort effet de levier, à la hausse pour un turbo call ou à la baisse pour un turbo put, avec une mise de départ réduite. Le risque est limité au capital investi. Un des avantages des turbos est la simplicité de leur mode de calcul, qui se déduit directement du cours du sous-jacent. Vous pourrez suivre facilement l’évolution de vos gains ou pertes. Les Turbos ont deux principales caractéristiques : un prix d’exercice (strike) et une barrière désactivante. Lorsque le sous-jacent atteint la barrière, le produit est désactivé prématurément et ne peut plus être échangé. Exemple : Vous investissez sur un certificat barrière call ALCATEL, avec une barrière (borne basse de référence) à 8 euros. Le jour de l’achat, l’action cote 8.50 euros. La parité 20 (soit 8,5-8/20=0,025). Le carnet d’ordre du certificat vous donne un prix d’achat minimal de 0.025 euros par certificat. A l’échéance du certificat, le breakeven doit être supérieure à 8.025 euros pour que l’investissement soit rentable. Si le titre ALCATEL franchit à la baisse la valeur de référence à 8 euros, alors le certificat est désactivé. En revanche, si l’action vaut 9 euros à la vente du certificat alors on fait une performance de 100% (9-8/20=0,05) contre une performance de l’action de 5,88% (9-8,5/8,5=5,88) soit un effet de levier de 17 (100/5,88=17). Il existe différents types de Turbos : des Turbos à échéance qui disposent d’une date de maturité (3 à 6mois en général), les Turbos sans maturité appelés Turbos illimités ou Turbos open-end. Les Turbos illimités ont un strike et une barrière qui évolue dans le temps ou une barrière égale au strike (illimités BEST : Barrier Equal Strike).

A l’image des warrants, les certificats sont émis pour une certaine durée et sont remboursés à leur échéance. Il n’y a pas de garantie sur le capital investi. Mais les certificats sont moins risqués que les warrants, car contrairement à ces derniers, la valeur temps est souvent inexistante. Il en est de même pour l’effet de levier, qui ne concerne pas tous les certificats. Le fonctionnement des certificats est très simple à comprendre. A la différence des warrants, il n’y a pas d’innombrables caractéristiques.

 

 

Obligation convertible (convertible bond)

Obligation à laquelle est attaché un droit de conversion qui offre à son porteur le droit et non l'obligation d'échanger l'obligation en actions, selon une parité de conversion préfixée, et dans une période future prédéterminée. Ce droit de conversion peut être assimilé à un bon de souscription d'actions. Ce droit reste attaché tout au long de la vie de l'obligation contrairement aux OBSA. En France, sur le plan juridique, les obligations convertibles en actions ont été instituées par la loi de 1953. Pour l'émetteur, l'avantage s'exprime en termes de coût de l'endettement par rapport à une émission d'obligations à taux fixe. En effet, les intérêts payés par l'émetteur sont plus faibles. La différence de coût correspond en quelque sorte à la valeur qui est attribuée au droit de conversion. En pratique, on prendra en compte le rating fourni par les agences de notation ainsi que la date d'échéance de l'obligation pour évaluer l‘obligation. L'utilisation des lettres grecques permettra de caractériser la sensibilité des obligations convertibles aux variations du sous-jacent, de la volatilité, du temps ou encore des taux d'intérêt. Les types d’obligations convertibles sont :

  • Obligation convertible vanille : possibilité de convertir l'obligation en action de l'émetteur. Un ratio défini le nombre d'actions auquel donne le droit chaque obligation.
  • Obligation échangeable : possibilité de convertir en actions différentes de celle de l'émetteur.
  • OCEANE : Obligation Convertible ou Échangeable en Actions Nouvelles ou Existantes. L’émetteur peut choisir entre l’augmentation de capital et la recapitalisation.
  • OBSA : Obligation à Bon de Souscription d'Actions
  • ORA : Obligation Remboursable en Actions
  • Going Public Bonds : obligations remboursables en actions lors de l'introduction en bourse d'une société.

L'obtention d'une notation décernée par une agence de notation n'est par exemple pas nécessaire. Ceci peut permettre à une société n'ayant pas une taille suffisante pour bénéficier d'une notation de se financer grâce aux obligations convertibles. L'émission d'obligations convertibles représente des montants importants et donc représente une opportunité de lever des fonds importants. Surtout l'obligation convertible permet aux entreprises un financement bien moins coûteux à cause de la différence de rendement entre l'obligation convertible et l'obligation simple. La transformation de la dette de l'entreprise en fonds propres lorsque les investisseurs exercent l'option d'achat peut être aussi un argument pour l'émission de ce type d'obligation. Ceci entraîne une dilution des actionnaires mais moindre que si la société avait procédé à une augmentation de capital. Il faudra cependant prendre en compte ce point pour ne pas léser les actionnaires actuels. L'obligation convertible en actions est également utilisée comme apport en fonds propres pour une reprise de société et les relations entre la nouvelle société et l'investisseur sont souvent régis par des contrats entre les responsables respectifs. Différents type d'investisseurs sont à prendre en compte pour ce type de produits dérivés : les particuliers, les fonds actions, les fonds obligataires, les fonds convertibles directionnels ainsi que les fonds d'arbitrage (hedge funds). Les fonds d'arbitrage représentent entre 50 et 70% de la demande en obligation convertible. Les obligations convertibles donnent lieu à la réalisation d'arbitrages, une stratégie qui appartient au domaine de la gestion alternative. D'une manière générale, la protection contre la baisse du cours de l'action est l'un des principaux avantages des obligations convertibles. Ceci est dû au fait que la composante optionnelle ne représente que 10 à 15% de sa valeur totale. Ainsi l'investisseur pourra participer à la hausse des cours de l'action tout en conservant la composante obligataire intacte. L'investissement dans ce type de produits peut permettre sur le long terme un rendement meilleur que sur un placement action ou obligataire. Cependant, l'une des stratégies des fonds d'arbitrages consiste à réaliser un arbitrage sur la volatilité en achetant une obligation convertible tout en vendant à découvert à hauteur du delta l'action sous-jacente. Dans ce cas, les obligations sont mieux adaptées que les options classiques car d'une part les volumes y sont plus conséquents et d'autre part parce que les échéances y sont plus longues.

 

 

Bon de souscription

Le bon permet à un investisseur d'être intéressé à la hausse d'une action sans avoir à y consacrer le même montant de capitaux que s'il était actionnaire direct de la société. Exemple : le 16 juillet 1998, l'action X valait 350 et le bon, qui permet d'obtenir le titre à 210€ d'ici au 31 mars 2002, cotait 175. L'économie réalisée était de 50% exactement du cours. Le bon permet de jouer sur l'effet de levier en cas de hausse du cours de l'action : si le titre X passe par exemple de 350 à 560, le bon vaudra logiquement 350, puisqu'en y ajoutant le prix d'exercice de 210€, on obtiendrait une action valant 560. Le bon aurait donc été multiplié par deux pendant que l'action progressait seulement de 60%. Le revers de la médaille est que le bon peut tomber à zéro. Il suffit que l'action X fléchisse de 350 à moins de 210 à l'échéance du 31 mars 2002 pour qu'il perde toute valeur. L'effet de levier joue ainsi dans les deux sens. L’intérêt pour les sociétés émettrices est de procéder à une augmentation de capital différée en numéraire au moment où les bons arriveront à maturité. Bien que cette opération soit incertaine, puisqu'elle dépend du niveau du cours de l'action à une échéance déterminée, la création de bons permet pour les entreprises de planifier leurs ressources en fonds propres. De plus, le recours aux bons est un moyen d'émettre des actions à un prix beaucoup plus élevé que celui qui pourrait être pratiqué lors d'une augmentation de capital normale même si la rentrée des fonds est différée. Conséquence : pour recueillir la même somme, la société crée un nombre d'actions plus réduit, cela a l'avantage de réduire la dilution. Aussi, l'émission de bons est quelquefois l'occasion pour des sociétés qui, avec de solides arguments, considèrent leur titre comme déprécié, de donner une sorte de signal au marché. Et enfin, les bons peuvent constituer une récompense ou une prime de fidélité pour les actionnaires. Dans la majorité des cas, un bon permet de souscrire à une action payée à un prix déterminé. Cependant, les parités peuvent être plus complexes, soit qu'un bon permette de souscrire à plusieurs actions, soit que, plus souvent, il faille plusieurs bons pour obtenir une action.

  • Obligation à bon de souscription : La création de bons est liée à une émission d'obligations. En assortissant celle-ci de bons, l'émetteur peut se permettre de proposer ses obligations à un taux inférieur à celui du marché.
  • Action à bon de souscription : Cette fois, la naissance des bons est concomitante à une augmentation de capital en numéraire. En répartissant un bon avec les actions nouvelles émises, la société rend ces dernières plus attrayantes pour les souscripteurs. Cela lui permet d'émettre ses titres à un prix plus élevé, grâce à la " prime " que constitue le bon.
  • Les bons de souscription d'actions privés : Ces bons de souscription d'actions sont créés indépendamment de la société par des banques qui les vendent et s'engagent à les honorer en procurant à l'échéance les actions auxquelles ils donnent droit de souscrire. Ces bons souvent dénommés bons d'option ou " call warrant " se trouvent inscrits à la cote à la suite de la rubrique des émissions d'obligations internationales. Le but est de mettre sur le marché des bons portant sur des valeurs pour lesquelles il n'existe pas de warrants émis par la société. Les banques se font fort de remettre les titres, soit qu'elles les possèdent en portefeuille, soit qu'elles " se couvrent " sur le marché des options.

Il faut bien souligner que l'obligation ou l'action à bon de souscription n'a pas d'existence boursière propre. Éphémères par nature, ces titres sont scindés dès leur naissance en une obligation et un bon ou une action et un bon qui poursuivront leurs vies boursières totalement séparées. On est toujours propriétaire, soit de bons, soit d'obligations, soit d'actions. Concernant l’évaluation d’un bon, reprenons l'exemple précédent du bon X. Avec un prix d'exercice de 210 €, le bon devrait coter 140 quand l'action est à 350.

 

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Titrisation

Technique financière qui consiste à transférer à des investisseurs des créances (factures émises non soldées, prêts en cours), en les transformant en Asset-backed security (ABS) (paquet de créances différentes pour diversifier le risque (décorrélation) et former un titre représentatif comme une obligation) à travers une société ad hoc qui finance cet achat en empruntant sur le marché par l'émission de titres de créance négociables garantis par les actifs. Une titrisation s'opère en regroupant un portefeuille de créances de nature similaire pour mieux évaluer les risques (prêts immobiliers, prêts à la consommation, factures mono-thématique, ...) que l'on cède alors à une structure ad hoc (société, fonds ou trust) qui en finance le prix d'achat en plaçant des titres auprès d'investisseurs. Les titres représentent chacun une fraction du portefeuille de créances titrisées et donnent le droit aux investisseurs de recevoir les paiements des créances (par exemple quand les factures sont payées, ou quand les prêts immobiliers versent des mensualités) sous forme d'intérêts et de remboursement. Les titres acquis par les investisseurs sont dits « adossés » au portefeuille d’actifs. Sur les marchés financiers, ces titres adossés sont appelés des ABS, la société intermédiaire créée pour l'occasion étant appelée une Special Purpose Vehicle (SPV) ou fond commun de titrisation (FCT), Special Purpose Company (SPC), Structured Investment Vehicle (SIV) ou encore un conduit. Pour les investisseurs, la particularité de la titrisation est qu'ils sont rémunérés par le portefeuille cédé et en assument donc les risques, risques qui sont parfois partiellement couverts ou structurés, et généralement évalués par des agences de notation financière qui publient une note qualitative du risque sur les titres émis. Par ailleurs, afin de revendre des titres de qualité, le portefeuille fait l'objet d'une évaluation des risques de non paiement par l'établissement financier qui structure l'opération et par au moins deux agences de notation financière. Un montant équivalent au premier risque (qui a le plus de chances de se produire) est constitué en titres secondaires subordonnés aux titres principaux et qui subiront les premières pertes du portefeuille. Ils sont alors vendus à l'entreprise cédante, qui garde ainsi à sa charge le premier risque de non paiement de ses créances, la qualité des titres principaux s'en trouvant d'autant augmentée. Le cédant procède à un Rehaussement de crédit pour améliorer le degré de sécurité des titres émis. Afin de quantifier cette notion, l'opération de titrisation calcule un Taux de Rehaussement de Crédit (TRC) à atteindre. Par exemple, si on veut atteindre un TRC de 20% sur 100 euros de créances éligibles, on émettra 80 euros sous forme de titres prioritaires vendus aux investisseurs, et 20 euros sous forme de titres subordonnés revendus au cédant. Les titres prioritaires sont ainsi rendus plus sécurisés. La titrisation peut également viser à ne transférer aux investisseurs que le risque ou une partie du risque financier lié aux actifs concernés, auquel cas les actifs ne sont pas vendus, grâce à une titrisation synthétique par opposition à la « true sale » (ou cession parfaite). Juridiquement, il n’y a aucun rapport entre l’investisseur et la banque, puisque la SPC est interposée entre les deux : la faillite ou le défaut du cédant n’aura d’effet ni sur l’opération, ni sur les investisseurs. Comme l'indique la définition, la titrisation permet alors de transformer le portefeuille illiquide en des titres liquides, ce qui permet de vendre le portefeuille non plus à un investisseur, mais à une multitude d’investisseurs, c'est-à-dire au marché des capitaux. En règle générale, les remboursements en capital seront utilisés d’abord pour rembourser la classe supérieure (« senior »). Lorsque celle-ci sera remboursée, les classes inférieures seront remboursées. Par conséquent, la durée et la duration de ces opérations sont gênant pour estimer la valeur de l’investissement. Parmi les titrisations d‘actifs sous-jacents, il y a :

  • Obligation adossée à des actifs ou collateralized debt obligation (CDO)
  • Bonds adossés à des actifs ou Collateralised Bond Obligations (CBO)
  • Crédit adossé à des actifs ou Collateralised Loan Obligations (CLO)
  • Crédit hypothécaire résidentiels adossé à des actifs ou residential mortgage-backed securities (RMBS)
  • Crédit hypothécaire commercial adossé à des actifs ou commercial Mortgage Backed Securities (CMBS)
  • CDO de CDO
  • Option sur matière première adossé à des actifs ou Collateralised Commodity Obligation (CCO)
  • Option sur devise adossé à des actifs ou Collateralised Foreign Exchange Obligation (CFXO)
  • Hedge funds adossé à des actifs ou Collateralised Fund Obligation (CFO)
  • Flux business adossé à des actifs ou Whole Business Securitisation (WBS)

Auparavant les banques prêtaient et conservaient les portefeuilles de prêts jusqu'à l'échéance, en les finançant par les dépôts de leurs clients. L'envolée du crédit après la Seconde Guerre mondiale contraignit les banques à trouver de nouvelles ressources, par titrisation, d'abord appliqués aux prêts immobiliers puis de plus en plus à d'autres produits. En 1970 le département américain au logement et au développement urbain effectua la première véritable titrisation sur des prêts immobiliers. Le marché se développa par l'ajout d'améliorations successives comme l'utilisation de Special Purpose Vehicle ou d'un tiers. Cela permit en 1985 la titrisation pour la première fois d'un actif autre qu'un portefeuille de crédits immobiliers, des crédits pour l'achat de voitures d‘un montant de 60 millions de dollars. Ce type d'actifs reste un des produits les plus titrisés. L'opération de 1985 a été effectuée par la Marine Midland Bank. En 1986 eut lieu la première titrisation d'un portefeuille de crédits de cartes bancaires pour un montant de 50 millions $. La titrisation a connu une expansion importante en Europe à partir de 2000. En France, elle a été introduite par la loi de 1988. Sous l'impulsion de Pierre Bérégovoy, l'idée était de faciliter le développement du crédit immobilier en permettant aux banques de sortir les créances de leurs bilans et d'améliorer leur ratio Cooke. Avec la crise des subprimes de 2007, les autorités de marché considèrent la question de savoir si la titrisation devrait être mieux encadrée. Le terme subprime désigne des emprunts plus risqués pour le prêteur (et à meilleur rendement) que la catégorie prime, particulièrement pour désigner une certaine forme de crédit hypothécaire. Le prime lending rate est le taux d'intérêt accordé aux emprunteurs jugés les plus fiables. Pour le prêteur l'avantage est un risque minime mais l'inconvénient est un rendement faible alors qu’un crédit subprime moins fiables mais exige en compensation un taux plus élevé ; pour le préteur le risque est plus fort mais le rendement plus intéressant ; enfin, encore plus risqué mais de rendement encore meilleur, on trouve la catégorie junk (littéralement « pourrie »). Pour qu'un crédit subprime reste intéressant pour l'emprunteur, des montages sophistiqués avec des taux variables et des produits financiers complexes pouvaient maintenir des taux bas en début de prêt. En 2006, ils représentaient aux États-Unis 23% des prêts immobiliers souscrits. En France le marché des subprimes s'est peu développé malgré les faveurs de quelques politiques. En 2007, près de trois millions de foyers américains étaient en situation de défaut de paiement. Les emprunteurs étaient des ménages à faible revenu, ayant eu des retards de paiement ou des absences de paiement par le passé. Tout individu a très tôt dans sa vie un score de crédit, établi par une agence privée d'après ses caractéristiques socio-professionnelles et qui va varier en fonction des événements de sa vie (emploi, chômage, mariage, incidents de paiement, utilisation du découvert, etc). L'échelle de scores va de 300 à 850 et les emprunteurs ayant les scores les plus élevés sont dits Prime (> 700), la catégorie Subprime correspondant aux emprunteurs dont le score est inférieur à 620. Entre les deux, la catégorie intermédiaire est appelée « Alt-A » ou, plus rarement, « Mid-prime ». Entre 2004 et 2007, la Réserve fédérale des États-Unis a relevé son principal taux d'intérêt directeur, le portant de 1% en 2004 à plus de 5% en 2007. Les familles endettées à taux d'intérêt variable, qui devaient verser les intérêts au cours des premières années du prêt, ont alors échoué à honorer des échéances mensuelles en forte hausse. Dans un premier temps, la crise des subprimes a entraîné une baisse modérée des cours boursiers à l'été 2007. La baisse la plus profonde s'est produite à l'automne 2008 lorsqu'il est apparu que beaucoup de banques n'avaient pas assez de réserves pour faire face à leurs pertes. En quinze mois, la crise de liquidité a conduit à une crise de solvabilité puis à une crise financière internationale.

-Titre subordination : La subordination de dette est une technique qui consiste à subordonner le remboursement d'une dette à une ou plusieurs autres. Le principe est que lorsqu'il n'y aura pas suffisamment d'argent pour rembourser toutes les dettes, la dette subordonnée sera payée après les autres dettes. Ces dernières seront qualifiées de dettes ordinaires ou senior. En cas de problème, le créancier subordonné sera remboursé après les créanciers ordinaires, mais avant les actionnaires. Comme outil de financement structuré, la subordination sert particulièrement dans le cadre de financement de projet ou dans le cadre de la titrisation. Le projet sera alors financé par :

  • une dette senior qui sera remboursée par les flux certains et dont le montant sera fonction de la capacité de ces flux certains à la rembourser.
  • une dette subordonnée intermédiaire (dite « Dette mezzanine ») qui sera remboursée par les flux probables et dont le montant sera fonction de la capacité de ces flux probables à la rembourser.
  • une dette subordonnée aux deux précédentes (dite "Junior") qui sera remboursée par les flux incertains et dont le montant sera fonction de la capacité de ces flux incertains à la rembourser.

On a, par cette technique, minimisé le risque de perte pour le prêteur du niveau « senior », puisque les pertes du projet impacteront d’abord les prêteurs des niveaux subordonné et mezzanine. Chaque dette portera un taux d'intérêt qui sera fonction du risque de non remboursement. La dette senior portant un taux d’intérêt faible du fait de la minimisation du risque. Cette technique permet de minimiser les coûts de financement.

-Titre super subordonné (TSS) : Obligations à caractère perpétuel entraînant une rémunération perpétuelle. En cas de liquidation, ils sont remboursés après les autres créanciers (prêts subordonnés).

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