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1er août 2013 / UFC Que Choisir menace Facebook, Twitter et Google

L'UFC Que Choisir lève le voile sur l'opacité des réseaux sociaux. L'association a en effet publié ce jeudi les résultats de son enquête sur la protection des données personnelles, quelques jours après une nouvelle fuite de données personnelles de quelques six millions d'utilisateurs facebook. Ce alors que la Commission européenne souhaite renforcer la législation en la matière. Et le verdict est loin d'être rassurant. " Notre constat fait froid dans le dos : on a une captation tentaculaire des données, dans l'opacité, et une utilisation à l'infini de ces données personnelles ", a dénoncé le président de l'UFC-Que Choisir Alain Bazot, jeudi lors d'une conférence téléphonique. " Les conditions contractuelles des réseaux sociaux ont pour point commun de ne donner aucune information claire sur les services qu'ils fournissent ", dénonce l'association.

     

 

 

 

Des textes qui sont illisibles. "A titre d'exemple, la politique de vie privée, les conditions d'utilisation et les règles de Twitter s'étalent sur trois textes et sur 21 pages format A4 en caractères d'imprimerie Tahoma (6,5 points), une police d'écriture particulièrement petite et difficile à déchiffrer, déplore Amal Taled, du service juridique de l'UFC, qui a piloté l'analyse des contrats. Amal Taled précise en outre que les informations essentielles (responsabilité, récupération des données sur les divers terminaux, etc.) sont disséminées au fil de ces trois textes qu'il faut donc avoir lus dans leur intégralité afin de souscrire à leurs conditions d'utilisation. Et encore, le flou le plus total règne quant à l'utilisation des données personnelles. Or pour Alain Bazot, ce flou est un bon moyen de masquer le coeur du problème. A savoir, le fait qu'aujourd'hui on ne puisse plus vraiment parler de " données personnelles ". Selon la juriste, les clauses sont si floues que les dérapages peuvent vite devenir incontrôlables. Elle explique ainsi qu'il ne serait pas impossible que les réseaux sociaux puissent utiliser des données que l'utilisateur ne souhaite pas divulguer et qui sont stockées sur son smartphone, tels que des numéros de téléphone ou des photos de vacances, qui peuvent être utilisées à des fins commerciales. " Une photo privée pourrait ainsi faire la publicité d'un produit à l'autre bout du monde sans que son propriétaire en soit jamais informé ", déplore Amal Taled. Une situation tout à fait anormale. " Les réseaux sociaux s'autorisent tout et ne veulent être responsables de rien ", s'indigne la juriste. Rien qu'en France, 90% des internautes sont membres d'un réseau social. Certes la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a, fin juin, donné trois mois au seul Google pour se mettre en conformité avec la loi française en matière de protection des données, sous peine de sanction financière. Mais rien n'indique que cette démarche ne porte ses fruits. L'association a donc décidé d'agir. L'UFC a envoyé une mise en demeure d'une centaine de pages, " la plus grosse mise en demeure " que l'association ait jamais envoyée croit se souvenir Alain Bazot. "A défaut de réponse sous 21 jours, l'UFC se réserve le droit d'agir en justice ", indique l'association qui accuse les trois réseaux sociaux d'avoir des conditions contractuelles "elliptiques" et "illisibles", et exige que l'utilisateur puisse " garder la main sur ses données ". " Nous avons fait partir hier notre ultimatum " aux sièges américains de Twitter et Google, et au siège irlandais de Facebook, " leur intimant de supprimer les clauses que nous jugeons abusives ou illicites au regard du droit français ". En attendant, les internautes peuvent signer une pétition en ligne afin d'appuyer la démarche de l'association.

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